Hommage à M. Bertrand TURBIDE
Hommage à monsieur Bertrand Turbide, lu par son fils Marc, en l'église de Lac-au-Saumon, le samedi 7 mai 2016, jour de la célébration commémorative. Bertrand nous a quitté ! Comme il nous l’a dit : sa dernière page a été écrite et le livre peut être fermé. Oui ! Papa mais avant nous nous souvenons de toi. Un grand homme droit et honnête, toujours bien vêtu dépendant du jour de la semaine, une force de la nature qui par sa détermination et sa lucidité aura vécu pleinement jusqu’à la fin. Il aura mené sa destinée à sa manière et à sa vitesse. Un homme remarquable et aimant au petit côté taquin. Faut juste se souvenir des sorties à la cabane à sucre où nous nous retrouvions beurrer de suie du chaudron à bouillir. Rappelons-nous aussi des baignades où la glaise faisait foi de savon. C’est son cœur de jeune garçon qui prenait le dessus. Mon père est un être de grande foi. Prieur devant l’Éternel et fervent admirateur de St-Joseph; sans doute car les deux célèbrent leur anniversaire le 19 mars. Bertrand est un homme de famille, un mari adorant sa bien-aimée Germaine, un père aimant ses enfants, un grand-père chérissant ses petits-enfants et ses arrière petits-enfants, un frère présent, un ami aidant. Il marque sa génération, les siens et les gens qu’il a cotoyés. Homme sociable, il aime jouer aux cartes, aux dards, au crible. Il aime danser, chanter, écouter la musique. Souvenons-nous du son de sa musique à bouche qu’il fait résonner. Il adore les rencontres avec les siens et ses amis, se retrouver autour d’une tablée pour y manger un bon repas et se rappeler des souvenirs. Que ce soit ses voyages à Hearst ou Kapuskasing dans le nord de l’Ontario pour y travailler dans le bois. N’oublions pas ses années passées à Gagnon, cette ville qu’il adorait, la population est sa deuxième famille. Encore aujourd’hui, beaucoup se rappelle les services qu’ils leurs a rendus. Gagnon est un paradis de pêche pour lui quand il avait deux minutes, il taquine le poisson. Il répète sa passion à son retour dans la Vallée. Il avait un passe-temps encore plus grand; son poêle à bois. Pour l’alimenter, il aimait se retrouver dans sa forêt, sur son lot à bois avec tout son attirail pour scier, transporter, fendre et corder son bois de chauffage. Nombre de fois nous avons vu notre mère et notre père mettre du bois dans le poêle. Même nous les enfants sommes venus à la même habitude. Ces dernières années, nous entendons beaucoup parler du réchauffement de la planète; petit conseil à St-Pierre : ne donner pas le contrôle du poêle à bois à Bertrand au ciel ! Car le réchauffement augmentera en flèche et nous n’aurons pas fini d’avoir chaud. Si vous entendez le tonnerre en pleine hiver, nous ne serons pas surpris nous saurons que c’est Bertrand qui brasse les ronds du poêle… Mireille me disait ‘’ Ça va faire curieux de ne plus le voir passer Papa dans la rue’’. Mon père faisait le tour de la rue qui ceinture la maison de Mireille. Mon père allait voir si ses anges, si son ange gardien allait bien et si tout se passait à merveille; sans doute au cas où il en aurait besoin. Il a pu compter sur Mireille plus longtemps qu’il n’y pensât et qu’il pouvait l’imaginer et cela jusqu’à ses derniers moments. Merci Mireille pour tout ton temps, tes services, tes soins, ton travail et tes nombreux efforts pour une meilleure qualité de vie de notre père. Merci à tous ceux et celles qui ont gravité dans l’entourage de mon père les dernières années pour que la vie lui soit agréable. Papa, il aura encore plein d’anecdotes que nous nous remémorons à ton sujet ce qui fera que tu seras avec nous encore longtemps. Merci papa pour tout : pour l’amour que tu nous a donné, le sens des responsabilités inculqué. Nous devons une très grande part que nous sommes aujourd’hui au père et grand-père que tu es. Merci Bertrand, merci Papa, merci grand-papa d’avoir pris soin de nous et de nous aimer tant. Nous t’aimons, je t’aime xx
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