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Chroniques
 
Le FAST FOOD funéraire est-il bon pour la santé de ceux qui restent ?
Certaines personnes me demandent de faire une crémation directe lors d’un décès d’un parent ou d’un proche. Je me questionne toujours : pourquoi un tel empressement ? La peur de vivre son deuil ? La peur de déranger ? La peur que les funérailles coûtent trop cher ? En fait c’est un peu tout ça. Dans le jargon du monde funéraire, on appelle cela du FAST-FOOD FUNÉRAIRE, comme lorsque que l’on mange des mets rapides. Est-ce bon pour la santé ? Bien sûr que non !

Lors d’un décès, on oublie souvent la santé de ceux qui restent, les proches du défunt qui ont besoin de vivre leur deuil. Pourquoi ne pas prendre le temps de voir une dernière fois le corps de celui ou de celle qui nous quitte ? Pourquoi ne pas permettre pendant quelques heures à ceux qui ont aimé la personne décédée de lui rendre un dernier hommage ?

Plusieurs de nos mandataires regrettent après coup d’avoir fait une crémation directe, puisqu’ils n’ont pu vivre adéquatement leur deuil.

Avant de prendre une décision concernant vos rituels funéraires, je vous conseille de penser à la santé de ceux qui restent. En effet, nous pouvons maintenant photographier certains moments précieux en souvenir de la personne décédée et rendre ces photos disponibles sur notre site internet au www.lrouleau.com, avec le consentement préalable de la famille. Tous ceux qui ne pourront se rendre sur place lors des cérémonies d’adieu pourront consulter ces photos, ce qui pourrait contribuer à l’acceptation de la perte de l’être cher et faciliter la transition en cette période de souffrance et de vide intérieur.

Une commémoration funéraire, sans le bienfait que procure la présence du corps du défunt, n’a pas le même impact pour ceux qui désirent vivre pleinement leur deuil lors de la disparition de l’être aimé, que ce soit un conjoint, un enfant ou un proche. Mon expérience acquise depuis plus de dix ans dans le domaine funéraire m’amène à conclure que le FAST-FOOD FUNÉRAIRE (ou la crémation directe) ne permet pas de vivre pleinement et sereinement un deuil et trop souvent mine la santé psychologique de ceux qui restent.
 
 
Nos souvenirs peuvent-ils s'envoler ?
Pour commentaires :

David Beaulieu, PRF
david.beaulieu@lrouleau.com

À chacun ses pensées, à chacun son attachement aux souvenirs des êtres qui ont déjà fait partie de nos vies et qui aujourd’hui ne sont plus. Peu importe que ces souvenirs soient vagues ou plus clairs dans notre mémoire, ils sont des plus précieux.

Nos souvenirs peuvent aussi se faire plus précis, se faufilant à travers d’innombrables objets qui meublent notre décor nous rappelant de bons moments passés auprès d’un être cher. Ils peuvent aussi être réveillés par des objets représentant les traces des générations qui nous ont précédés.

Il arrive aussi que ce qui n’a pas d’importance pour l’un représente tout pour quelqu’un d’autre.
La nouvelle qui a été publiée dans le Journal La Presse il y a quelques mois en est un triste exemple. L’article fait référence à un homme qui s’est fait cambrioler et qui du même coup, s’est fait voler les cendres de sa mère qu’il conservait dans sa chambre depuis les 10 dernières années. Pour le cambrioleur, le contenu de cette boîte est sans doute sans aucune valeur. Par contre, pour l’homme qui a été dépourvu des cendres de sa mère, il va de soi que cela représente une perte inestimable.

Ne trouvez-vous pas que ce fait porte à une grande réflexion par rapport à nos émotions, à nos certitudes et à tout ce qui nous lie aux souvenirs des êtres qui nous sont chers ? Dans ce cas-ci, on parle des cendres d’une personne défunte qui sont conservées à domicile suite à un décès. Il est reconnu que cette pratique peut être rassurante au cours des premières semaines qui suivent le décès, mais à long terme, cela ralentit considérablement le processus du deuil. Ce ralentissement survient habituellement lorsque la personne endeuillée tend à maintenir une relation quasi vivante avec la personne décédée (avec l’urne contenant les cendres). Il est donc souhaitable que cette période soit temporaire, le temps que nos émotions nous guident vers un détachement sain et salutaire. Il est entendu qu’il est propre à chacun de prévoir le moment où sera venu le temps de poursuivre sa route vers de nouveaux horizons.

Vous connaissez sans doute l'existence de notre columbarium et de son utilisation, de la raison d’être d’un tel lieu et ce, au même titre que les cimetières. J'aimerais vous sensibiliser à l’importance de prévoir un lieu pour les cendres des êtres chers que vous conservez peut-être encore à domicile aujourd’hui et peut-être depuis fort longtemps. Ne serait-il pas plus sage de prévoir un lieu commun à visiter où toute une communauté pourrait «se souvenir» ?

Vous savez, se détacher de quelqu’un ne veut pas dire «l’abandonner», cela veut simplement dire «le laisser vivre, ailleurs et autrement», pendant qu’il peut exister libre et à tout moment dans nos souvenirs.

Auteure : Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires

INFOS
Une entreprise CERTIFIÉE en services funéraires se doit de démontrer qu’elle suit des procédures écrites qui couvrent les exigences relatives à la présentation du défunt ou de l’urne contenant ses cendres. - référence au document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ 9700-699) article 5.9.1.

 
 
Leçon de vie
Pour commentaires :

David Beaulieu, PRF agréé
david.beaulieu@lrouleau.com


Dès son arrivée au monde, on souhaite ardemment pouvoir transmettre à notre enfant les plus belles valeurs de la vie. On lui apprend une multitude de choses qui lui permettront de s’épanouir et d’évoluer.

Il y a quelques semaines, c’était la rentrée scolaire. Pour certains de vos tout-petits, ce fut la première expérience pour prendre le bus pour se rendre à l’école. Pour vous, ce fut le déchirement de devoir le laisser partir sans vous pour une nouvelle étape de sa vie ; sans doute le premier détachement significatif pour vous-même et votre enfant.

Depuis sa naissance, vous lui avez déjà enseigné plusieurs leçons de base, par exemple :
• À parler, à s’exprimer avec un vocabulaire varié;
• À marcher sans trébucher pour atteindre ses buts;
• À manger seul, en lui enseignant quels sont les aliments de choix;
• À se vêtir, à lacer ses chaussures avec finesse;

Nos grands-parents ont livré ces enseignements à nos parents. À leur tour, nos parents nous ont transmis leur savoir que nous léguons à nos enfants. Nous osons croire que nos enfants suivront nos traces en transmettant ces connaissances à leurs enfants, et ainsi de suite.

Au fur et à mesure que les mois s’écouleront, que les années passeront, il sera enseigné à votre enfant par vous-même et par d’autres personnes qui croiseront son chemin :

• À savoir reconnaître les beautés de la nature et de la vie ;
• À apprécier les gens qui l’entourent;
• À respecter le code de la route et ses panneaux de signalisation;
• À partager à l’occasion ses avoirs avec les plus démunis;
• À avoir un regard ouvert sur le monde;
• Et combien d’autres leçons encore, il en sera ainsi tout au long de sa vie …..

En fait, la vie est une suite d’apprentissages de toutes sortes. Vous avez sans doute déjà entendu l’expression populaire : «On apprend à tout âge». Malgré cela, de génération en génération, il y a une leçon qui ne nous est pas enseignée : celle d’apprendre à mourir. Certains diront : « Mais c’est insensé, on ne peut pas apprendre à mourir ; cela viendra suffisamment vite et rien ne presse pour s’arrêter à penser à ça tout de suite».

D’autres diront que cela est pour nous tous l’aboutissement de cette vie, que ce n’est pas une leçon que nous avons à apprendre puisque la mort viendra d’elle-même se présenter.

Mais à quoi bon faire l’autruche puisque la mort fait partie de la vie. Tôt ou tard, tout le monde entreprendra un jour ce chemin, tout le monde devra franchir cette porte.

Apprendre à mourir, c’est en tout premier lieu devenir conscient de cette réalité. C'est aussi se donner les outils pour y faire face le plus sereinement possible quand viendra le moment.

Auteure: Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires

INFOS
En référence à l’article 5.9.1 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), saviez-vous que seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit informer sa clientèle de l’existence de la politique de mesure de satisfaction et du processus des plaintes et les rendre accessibles à sa clientèle, sur demande.
 
 
Vous servir au dernier passage de votre vie
Tout n’est toujours qu’un éternel recommencement. Telle la jeune tige frêle qui sort du sol au printemps, qui sèmera ses grains à tous vents pour se multiplier ensuite et enfin s’endormir en terre jusqu’au printemps et recommencer le même rituel.
Ne trouvez-vous pas que cette même théorie s’applique selon nos croyances, en bonne partie pour les êtres humains que nous sommes? Nous avons nous aussi à traverser les passages de la vie qui peuvent sembler étroits:

• le passage de vie utérine à la mise au monde incluant l’enfance;
• le passage de l’enfance à l’adolescence (la jeunesse);
• le passage de l’adolescence à la vie adulte;
• et finalement le passage de la vie à trépas.

C’est au moment de la mort d’un être cher que tout devient plus tragique. La vie des humains étant parsemée de grandes secousses, les sociétés et les religions ont inventé des rites ou rituels de passage pour rassurer les familles endeuillées.

Avec la mort, le sentiment de perte apparaît parfois insoutenable et c’est là que les rituels prennent tout leur sens; ils viennent rappeler l’histoire du défunt, ses apports à la société et à la culture, la façon dont il a habité son existence, ainsi que l’héritage de valeurs à continuer, en conformité avec ses croyances, ses convictions et ses réalisations. À partir de cela, les personnes endeuillées pourront peut-être se dire qu’il est opportun que le traitement accordé à leur défunt se doit d’être authentique et à la hauteur de toute son existence.

La Maison commémorative familiale Rouleau demeure pleinement consciente de toute la grandeur de la dimension humaine en manifestant aux familles endeuillées tout l’appui que demande ce passage irréversible et ce, jour après jour.

La Maison commémorative familiale Rouleau, c’est toute une équipe de professionnels en rituels funéraires qui vous offre des services de qualité empreints d'humanité et de sécurité et ce, depuis plusieurs décennies ; une équipe d’ici qui est près de vous, avec vous et pour vous.

Auteure : Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires


INFOS
L’Office de la protection des consommateurs a participé activement à l’élaboration de la norme professionnelle sur les services funéraires et que cela est un avantage pour vous de choisir une entreprise certifiée de services funéraires parce que vous avez davantage le pouvoir d’évaluer les services offerts.


 
 
L'être en déroute
L’être en déroute

Nous sommes tous des maîtres d’œuvre quand vient le temps de planifier nos journées, nos allées et venues, ce que l’on mettra dans notre assiette ; activités que l’on fait à cœur de semaine sans trop se poser de questions. C’est ainsi que l’on organise plusieurs de nos activités, par exemple : nos vacances, notre liste d’épicerie, notre budget, etc. Toute cette planification, liée au domaine du matériel se fait naturellement. Il est toutefois plus ardu de se préparer à tout ce qui fait référence au monde spirituel, ce domaine non palpable et méconnu. Par exemple, est-ce réellement possible de se préparer au décès de quelqu’un que l’on aime profondément?

Lorsque l’un des nôtres nous quitte, trop souvent notre côté rationnel nous laisse croire que l’on est suffisamment fort ou prêt à affronter la tourmente. En contrepartie, le petit enfant qui sommeille en nous vient tel un coup de vent, faire tourner le baromètre de nos émotions à l’annonce de la mauvaise nouvelle. C’est alors que tout notre être se retrouve en pleine tempête. Cet état d’être peut se comparer à une déchirure qui s’inscrit à l’une des pages de nos vies et qui nous interpelle dans notre corps, nos émotions et notre esprit. Il n’est pas surprenant que cela crée tant de ravages.

Pour mieux se libérer de la peine, le meilleur remède est encore de l’accueillir, de pouvoir en parler avec quelqu’un de notre choix, d’exprimer les émotions qui sèment en nous la déroute. Vivre son deuil, c’est la nécessité de faire plus attention à ce moment particulier de notre vie.

Pour vous aider dans pareille circonstance, la Maison commémorative familiale Rouleau se fait tout près de vous pour vous accompagner en s’assurant de vous offrir des services de qualité supérieure, marqués de professionnalisme et d'humanité dont les hauts standards sont directement liés à l’engagement, le respect, l’écoute, l’empathie, l’éthique et l’intégrité.

La Maison commémorative familiale Rouleau, une entreprise d’ICI qui est là avant, pendant et après pour vous aider à vivre ce qui peut être l’imprévisible de demain …

Auteure: Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires


INFOS

Des mesures appropriées doivent être prises pour assurer l’identification du défunt à l’arrivée au crématorium, pendant la crémation, et jusqu’à la destination finale des cendres. À cet effet, un pièce d’identification métallique numérotée doit accompagner le défunt tout au long du processus de crémation et doit être déposée dans l’urne avec les cendres (réf. art.5.10.3 du document BNQ 9700-699/2009)
 
 
Comment reconnaître un professionnel en rituels funéraires ?

Une page de votre histoire vient de se tourner, celui ou celle que vous avez accompagné(e) dans la maladie vient de quitter ce monde, vient de vous quitter… Ou à distance, avez-vous appris la nouvelle du départ précipité d’un être cher? Vous avez à ce moment le lourd sentiment de vivre les pires moments de votre existence. C’est le temps de faire appel à un professionnel en rituels funéraires.

En ces moments difficiles, il est tout à fait normal que vous souhaitiez que l’on considère votre peine. L’empathie est la première et l’une des plus grandes qualités d’un bon professionnel, une valeur que vous saurez trouver à la Maison commémorative familiale Rouleau et ce, dès le premier contact téléphonique. La disponibilité est une autre des valeurs sur laquelle vous pouvez constamment compter, car nous nous faisons un devoir de demeurer disponibles en tout temps auprès des familles endeuillées qui ont avant tout, un grand besoin d’être écoutées et soutenues quand arrive le décès d’un proche.

Une autre qualité d’un bon professionnel, est bien évidemment l’écoute et l’implication auprès de toute une communauté. La Maison commémorative familiale Rouleau était là hier, à accueillir bon nombre d’entre vous et vous a accompagnés dans la traversée de certains passages de vos vies qui ont pu être des plus douloureux. Elle est aujourd’hui pleinement présente et toujours impliquée auprès des familles qui sollicitent notre soutien à divers niveaux ou lorsqu’elles sont affligées par la perte d’un être aimé. Elle sera là demain pour vous soutenir tout au long de l’année, dans les bons moments comme dans les moins bons.

Quand viendra pour vous le temps de «tourner l’une des pages de votre histoire», il sera très important que vous puissiez trouver le bon professionnel qui saura être à votre écoute, empreint de respect et d’attention afin de vous apporter le soutien nécessaire et vous permettre de vivre votre deuil en toute quiétude.

Un professionnel en rituels funéraires est un conseiller qualifié pour vous accompagner dans le choix des rituels funéraires et vous permettre de rendre un hommage adéquat au défunt. L’exposition publique du corps de la personne décédée dans un endroit approprié fait partie des rituels funéraires, afin que ces proches et amis puissent se recueillir et lui offrir une cérémonie commémorative qui restera à jamais dans la mémoire de ceux et celles qui l’ont connue.

Les rituels funéraires doivent être planifiés par un professionnel qui a reçu une formation spécialisée dans le domaine funéraire. La Maison commémorative familiale Rouleau, est une entreprise certifiée par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ), et qui répond avec distinction aux critères les plus exigeants dans le domaine funéraire. La Maison commémorative familiale Rouleau, une équipe qui est là pour vous AVANT, PENDANT et APRÈS les rituels funéraires.

INFOS
En référence à l’article 5.9.1 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit informer sa clientèle de l’existence de la politique de mesure de satisfaction et du processus des plaintes et les rendre accessibles à sa clientèle, sur demande.

Par : Nicole Pâquet, PRF
 
 
Le temps de la mémoire sacrée
Il fut un temps pas si lointain, où le rite funéraire était réglé comme une montre suisse. Puis est venu le temps des remises en question. Du jour au lendemain, la baisse de la pratique religieuse et la perte du sens de la commémoration ont amené les choix à la carte. L’ordre nouveau est régi par deux maximes : l’efficacité et la rapidité. La technologie peut se mettre au service des gens pressés œuvrant auprès des personnes âgées et vulnérables qui ont peur de déranger.

Pourquoi ne pas reconnaître le rituel funéraire comme une étape importante dans la vie d’un citoyen, au même titre que la naissance, l’adolescence et le passage à la vie d’adulte ? D’où vient notre devise : « Je me souviens »?

Afin de vous permettre de vivre le plus sereinement possible ce rite de passage, vous devez prendre le temps de vous poser 2 questions :

- Voulez-vous décider du moment, de l’endroit et du temps où votre communauté vous offrira sa sympathie?

- Voulez-vous vous rappeler la façon dont le défunt est mort ou plutôt ce qu’il était dans la vie?

Voici quelques pistes qui vous aideront dans cette réflexion :

Permettre à votre communauté de se déplacer et de se rassembler pour l’exposition du défunt, c’est vous permettre de décider du moment, du lieu et du temps où les gens vous témoigneront qu’ils partagent votre peine. Mon expérience dans le milieu funéraire me démontre que si vous choisissez de ne pas rencontrer la communauté dans les jours qui suivent le décès …… vous recevrez probablement pendant toute l’année, voire pendant 2 ou 3 ans, des témoignages à l’épicerie, lors d’une réunion ou en prenant une marche, puisque ces personnes bien intentionnées n’auront pas eu l’occasion de vous témoigner leur sympathie.

De plus, le fait de rencontrer les membres de la famille, les voisins, les connaissances, permet la remémoration des souvenirs que les gens gardent de l’être aimé, tout en recevant le soutien nécessaire pour arriver à traverser le passage de la commémoration, une étape qui aide à tourner la page et à conserver les plus beaux souvenirs pour le reste de vos jours.

Même si cet événement semble pour vous «personnel», il est malgré tout «public», malgré que cela nous paraît faux à priori...

Avant de rédiger vos dernières volontés, nous vous conseillons de rencontrer un professionnel en rituels funéraires (PRF). Il saura bien vous guider et vous informer pour rédiger votre testament de rituels funéraires!

Auteure : Nicole Pâquet, PRF
 
 
Pourquoi opter pour des rituels funérairs ?
Par Josée Jacques, psychologue

Plusieurs personnes se questionnent sur les fonctions des rituels funéraires lorsqu’un proche meurt. Des commentaires comme «Les gens n’avaient qu’à venir voir le défunt de son vivant» ou encore «On ne veut pas imposer ces moments d’émotions aux autres» sont souvent exprimés. Plusieurs personnes souhaitent alors escamoter tout ce qui leur rappelle qu’un être cher est décédé.

Or, les professionnels travaillant auprès des personnes endeuillées constatent que l’absence de rituels funéraires contribue au maintien d’une mort niée et vient souvent complexifier le processus de deuil. À l’inverse, les gens qui ont participé à des rituels y voient plusieurs bienfaits.

Ainsi, pourquoi opter pour des rituels funéraires? Les rituels mis en place pour marquer la mort d’une personne significative sont aidants pour les personnes endeuillées. Plusieurs individus peuvent participer à un même rituel et y réagir de façon différente, selon leur personnalité, leur histoire ou le contexte actuel de leur vie. Or, au-delà de ces différences individuelles, on peut distinguer quelques fonctions aux rituels :

Le rituel est rassembleur.
Un rituel funéraire est fait de gestes, de paroles, de façons de faire qui sont tenus par un ensemble de personnes, au nom d’un groupe. Les rituels funéraires permettent donc à des personnes de se regrouper et de partager ce qui les unit : la perte d’un être cher. Ainsi, qu’il s’agisse de membres d’une même famille, d’amis ou de proches du défunt, ceux-ci sont réunis par un lien d’affection, entre eux et/ou envers le défunt. Ce rassemblement autour d’un événement commun est en soi apaisant et suscite un sentiment de solidarité.

Le rituel soutient la mémoire
Les rituels funéraires mis en place permettent aux personnes endeuillées d’exprimer leur rapport à ce qui les entoure et ainsi de réactiver des souvenirs. Bien qu’une personne chère ne puisse être oubliée, le rituel lui offre une nouvelle place dans notre vie. Ainsi, les rituels permettent de se souvenir de la personne et après coup, de se souvenir des événements mis en place autour de sa mort.

Les rituels contribuent à donner un sens
Après la mort d’un être cher, il importe de préserver un sens à la vie. Les rituels permettent d’affirmer la continuité de la vie après la mort (dans le cas de rituels religieux) et/ou de la vie pour les personnes endeuillés. Un objet, une parole, une musique, un geste peuvent donc être investis d’une signification particulière qui contribue à favoriser l’élaboration d’un sens. D’autres raisons peuvent justifier la mise en place des rituels. Or, chose certaine, les rituels funéraires ont leur raison d’être!
 
 
Est-ce que le corps d'un défunt est un bien personnel ?
Pour commentaires : David Beaulieu, PRF
david.beaulieu@lrouleau.com


Nous utilisons souvent dans notre jargon populaire les termes : mon époux, ma mère, ma fille, mon père… en voyant ces êtres qui nous entourent comme s’ils faisaient partie égoïstement de notre bagage, comme s’ils nous appartenaient.

Il ne faudrait pas oublier que chaque personne, en tant qu’être humain, trace bien malgré elle d’innombrables sillons dans la vie des gens de son entourage. Elle laisse sa trace auprès des êtres qu’elle côtoie tout au long de sa vie en tissant, tel un artisan, de multiples liens avec ses pairs.

Considérant ce fait, croyez-vous réellement que nous sommes en droit de nous approprier le corps de l’être aimé au moment de son décès ? Sous prétexte que nous étions en étroite relation avec la personne décédée, pouvons-nous nous donner le droit de «posséder cette relation», pouvons-nous prêter un pouvoir intouchable au survivant de la relation au moment où l’un d’eux quitte ce monde? Peut-on se donner la permission de posséder quelqu’un, de croire qu’il ou qu’elle nous appartient au nom de tout ce qui a été.

En fait personne n’appartient à personne. En société comme en famille, nos relations humaines sont comme des fils qui s’entrecroisent entre eux, se procurant les uns aux autres les ingrédients nécessaires à la croissance, au développement et à l’évolution de chacun d’eux.

Il ne faudrait pas oublier que la personne disparue est précieuse pour nous, mais l’est probablement tout autant pour un tas d’autres gens de la communauté qui auront besoin de manifester de la gratitude, de l’affection, du respect, de l’amitié ou même de l’amour pour cette personne. Le deuil ne doit pas être une épreuve que l’on traverse en solitaire. Il est bénéfique et nécessaire de permettre à tous les membres d’une communauté de se rassembler pour se soutenir mutuellement en ces moments difficiles.

Au plan émotif - «Non, ton corps ne m’appartient pas ... il est sans doute la propriété de tous ceux et celles qui auront ressenti le besoin de venir se rendre compte de ton départ, considérant que tu auras été l’un des artisans d’une partie de leur propre histoire, tel un legs laissé en cadeau.

Je laisse donc à tous le droit de se déplacer pour venir constater ton départ et te dire un dernier au revoir…»

Auteure : Nicole Pâquet, PRF

INFOS
En référence à l’article 5.6.1 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit posséder et mettre en application des procédures écrites pour le transport des défunts, des cendres et lorsque nécessaire le transport des membres de la famille endeuillée. Il convient que les transports précédemment mentionnés doivent être effectués de manière digne, respectueuse et sécuritaire.



 
 
En parler pour se soigner
Pour commentaires :

David Beaulieu, PRF agréé
david.beaulieu@lrouleau.com

Un appel téléphonique vient interrompre l’occupation à laquelle vous étiez affairé(e). En larmes, un membre de votre famille vous annonce le décès de l’un de vos proches. Vous recevez ce message comme une gifle en plein visage. Cette annonce survient dans votre vie d’une façon tout à fait imprévue. Il est possible aussi que cette nouvelle vous surprenne moins parce que vous aviez remarqué la détérioration rapide de l’état de santé de cette personne que vous aimiez tant ou parce que quelqu’un vous avait déjà informé de son décès imminent.

Dans un cas comme dans l’autre, vous vous sentez comme si on avait harponné votre coeur. Vos idées se bousculent, vous n’arrivez pas à assimiler tous les mots de ce discours qui vous semblent si peu vrais. Cette réaction est tout à fait normale et fait partie des étapes premières du deuil. Il est important de ne pas s’isoler au cours de cette période ; passer des moments en famille pour traverser cette étape difficile ne peut qu’être bénéfique. Après le déroulement des rituels funéraires, les jours passeront et vous aurez sans doute des moments de grande tristesse qui laisseront parfois place à des jours meilleurs. Peu importe le rythme que vous prendrez pour traverser cette étape, le meilleur remède dans ces circonstances est d’en parler, d’exprimer, de traduire en mots cette blessure intense qui prendra probablement quelque temps à montrer des signes réels de guérison. Les discussions peuvent se faire entre membres d’une même famille, avec des amis avec qui vous êtes à l’aise et en qui vous avez pleine confiance ou en consultant un professionnel qui saura vous guider.

Si vous vous sentez incapables d’échanger avec qui que ce soit sur votre relation perdue avec la personne disparue, vous pouvez également écrire, comme on l’a déjà mentionné dans l’une des chroniques précédentes. L’écriture est un exercice qui est très libérateur ; seuls votre crayon et votre feuille de papier seront témoins des émotions qui vous habitent.

Parfois en voulant trop taire les mots dans le but de se protéger, on martèle davantage notre peine en la privant de paroles qui agissent comme un baume réconfortant.

Les professionnels en rituels funéraires (PRF) et officiers en rituels funéraires(ORF) de la Maison commémorative familiale Rouleau vous prêtent leur oreille pour vous écouter, leur épaule pour vous accompagner dans ces moments douloureux de votre existence. Vous pouvez compter quotidiennement sur leur soutien empathique. Ce sont des gens d’ICI, disponibles pour vous servir avant, pendant et après les rituels funéraires et ce, depuis plusieurs décennies.

Auteure : Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires

INFOS
En référence à l’article 5.9.1 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), s seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit démontrer qu’elle suit des procédures écrites qui couvrent les exigences relatives à la présentation du défunt ou de l’urne contenant des cendres.

 




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