header_aider_R
Chroniques
 
De l'autre côté des larmes
Lorsque nous nous retrouvons confrontés à vivre le départ d’un être cher, nous sommes dans l’obligation de traverser comme un «passage obligé». Ce «passage obligé» n’est pas un événement mais plutôt un processus, il est donc important de prendre le temps d’absorber les changements et répercussions qu’il engendre.

Plusieurs m'ont dit que ces chroniques leur ont été salutaires, et qu’ils s’étaient sentis interpelés par l’ensemble des propos tenus dans les dernières publications. À travers elles, nous avons tenu à rendre hommage d’une certaine façon aux nombreux ouvrages de monsieur Jean Monbourquette, auteur et conférencier renommé dans le domaine funéraire. Ces écrits ont été une source d'inspiration pour décrire à votre intention, toutes les étapes de ces moments difficiles.

Nous ne détenons malheureusement pas la clé qui peut vous permettre de traverser cette étape sans heurt ni blessure. Toutefois, si le décès d’un être cher vous amène à vivre des moments particulièrement pénibles et que vous souhaitez obtenir une aide complémentaire, sachez que la Maison commémorative familiale Rouleau est là pour vous en tout temps. Des livres de ressourcement sont mis à votre disposition pour consultation. Pour ce faire, nous vous invitons à venir nous rencontrer, il nous fera plaisir d’être votre oreille et de vous fournir les outils qui seraient susceptibles de vous venir en aide. Pour un cheminement plus approfondi, il existe aussi la Maison Monbourquette qui offre une ligne d’écoute, d’information et de références. Vous pouvez les contacter en composant le 1-888-LE DEUIL (1-888-533-3845).

Demeurant soucieux de vous offrir le meilleur et dans le but de maintenir de façon durable la qualité des services, des programmes de formation sont mis en place en collaboration avec le CEGEP de Rimouski. Ces formations offrent l’opportunité aux membres du personnel de la Maison commémorative familiale Rouleau d’obtenir une attestation d’études collégiales à titre de professionnels en rituels funéraires (PRF) ou d’officiers en rituels funéraires (ORF).

Nous profitons d’ailleurs de cette vitrine pour vous remercier, gens de la communauté matanaise et de ses environs :

• Merci de la confiance manifestée envers l’équipe de la Maison commémorative familiale Rouleau, des gens d’ICI qui sont là pour vous avant, pendant et après les rituels funéraires;
• Merci de nous permettre de nous approcher de vos coeurs blessés pour vous accompagner dans les étapes de cette douloureuse expérience;
• Merci de nous permettre d’être témoins de votre courage et très souvent de votre renaissance après des départs qui auront été difficiles à vivre et à surmonter, pour vous et vos proches.

Ensemble, nous avons beaucoup à apprendre du mystère de cette souffrance humaine et aussi de la vie qui elle, est toujours prête à renaître.

 
 
Honneur à ton précieux passage
Vous avez sans doute déjà assisté à ces rassemblements qui sont organisés pour souligner le départ à la retraite d’un collègue de travail. La plupart du temps, tout ça se prépare avec décorum avec des allures de grandes fêtes. Tout le monde y est invité, amis, membres de la famille sans oublier les enfants. Au cours de l’événement, les hauts faits se propagent, des échanges et des témoignages sont clamés en lien avec le parcours des nombreuses années de service. Tous ceux et celles qui ont travaillé avec le célébré sont mis en liste et les anecdotes ne manquent pas.

Dans notre quotidien, l’on fait souvent ce genre de retour au passé. Lors de nos rencontres, on échange sur nos parcours respectifs et on fait le constat des personnes qui ne sont plus et qui ont déjà fait partie de nos vies. C’est aussi un retour au passé dans nos cœurs quand le journal nous apprend le décès des êtres que l’on a connus et côtoyés il y a de ça plusieurs années.

Vous êtes-vous déjà demandé ce que ces proches, ces amis, ces connaissances, ces presqu’inconnus parfois, ont pu laisser en vous? Toutes ces personnes que l’on rencontre au quotidien sculptent notre vie d’une manière ou d’une autre, marquant l’unicité de notre propre histoire. Nos proches ont beaucoup d’influence sur nous mais il va de soi que certaines rencontres très éphémères laissent tout de même des traces, parfois même des traces plus profondes que celles laissées par nos relations les plus intimes. Nous ne sommes pas toujours conscients de l’impact de nos paroles et de nos attitudes. Un mot peut impressionner pour toujours. Un silence peut parler et résonner longtemps. Nous sommes reliés les uns aux autres, bref nous devons beaucoup à tous ceux qui traversent notre existence de près ou de loin.

Suite au décès des êtres qui ont marqué notre histoire, il devient impératif d’honorer par notre présence, par notre visite au salon, ces personnes chères qui ont enrichi à jamais notre vie personnelle. Tout le monde doit y assister, amis, membres de la famille sans oublier les enfants. Les rituels funéraires permettent de bien encadrer le passage de la vie à la mort d’un défunt afin que la famille et les proches prennent le temps de vivre leur deuil. Nous ne devons pas perdre de vue l’importance de ces rites et surtout le risque qui est encouru en les escamotant. Les rituels apportent des échanges et des témoignages qui viennent supporter ceux qui restent. Ils permettent la sérénité du retour au passé.

Sans que rien ne paraisse, dans chacune de nos rencontres, nos paroles et nos gestes il se manifeste un écho qui ne s’endort jamais.
Auteure : Nicole Pâquet , professionnelle en rituels funéraires

INFOS
En référence à l’article 5.11 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ 9700-699), une entreprise CERTIFIÉE en services funéraires doir offrir de coordonner le déroulement de la célébration commémorative en respectant le contrat de service, les demandes ainsi que les attentes de sa clientèle.
 
 
Prendre soin de son jardin
Vous êtes peut-être de ceux ou celles qui au cours des derniers jours ont soigneusement placé leurs semis en terre dans le but d’obtenir le plus beau des jardins. Pendant l’été, vous y porterez la plus grande attention en veillant à lui fournir tout l’engrais et les soins nécessaires, faisant en sorte même qu’il devienne peut-être l’envie de tout le voisinage. Ce sera probablement toute cette variété de bons légumes que la terre aura produite qui viendra généreusement garnir et colorer vos assiettes en cours de la saison estivale et à l’automne.

Tout comme cette bonne terre, nos parents sont ceux qui nous ont fait naître, qui nous ont apporté tout ce dont nous avions besoin et les soins nécessaires pour nous développer et grandir. Pour tous ceux et celles qui ont encore la grande chance de pouvoir chérir leurs parents, vous êtes possiblement pour eux, ces personnes qui leur a amené de grands bonheurs et les plus agréables couleurs dans leur vie. Vous représentez sans doute la plus belle de leurs récoltes et ce, que vous fassiez partie d’une petite ou d’une grande famille.

N’ayons pas peur de prendre de notre temps pour garnir la vie de nos parents par nos visites, en leur portant de petites attentions, en leur rendant de petits services, en leur disant en toute gratuité combien nous les aimons et les apprécions.

Trop de personnes âgées se retrouvent isolées et doivent trouver la force d’affronter chaque journée et ce, dans la plus grande solitude. Trop d’entre elles n’ont personne dans leur entourage qui se soucie de leur mieux-être. Trop d’entre elles ne peuvent compter sur qui que ce soit pour entendre ce qu’elles ont à raconter. Trop d’entre elles n’ont pas entendu depuis fort longtemps, la douce musique d’un «Je t’aime papa – Je t’aime maman».

Soyons redevables envers ceux et celles qui nous ont précédés. Dans les semaines à venir, soyons les joyeux jardiniers de nos relations avec nos parents. Ils ont tout le mérite d’être remerciés, d’être bien entourés, d’être naturellement aimés, et surtout d’être dignement respectés.

L’équipe de la Maison commémorative familiale Rouleau souhaite à tous les aînés du grand territoire de la Matanie et de ses environs, de pouvoir récolter au cours de l’été, la moisson de leur vie.
 
 
Si j'avais su
 
 
La vie, un cadeau si précieux
Pour commentaires :

David Beaulieu, PRF agréé
david.beaulieu@lrouleau.com

Donner la vie, n’est-ce pas le plus grand et le plus beau miracle au monde ? Deux personnes caressent le rêve de donner la vie à un petit être qui sera le prolongement d’eux-mêmes. Ils passent ensemble de longs moments à se demander : Ce petit trésor sera-t-il une fille ou un garçon ? et à imaginer : À qui ressemblera-t-il ? - Quel sera son poids à la naissance ? Souvent même, ils font des paris concernant le jour et l’heure où il fera son arrivée dans ce monde.

Parfois, la vie vient déjouer ce beau projet de façon imprévisible. Il arrive qu’en cours de route la grossesse prenne fin abruptement, pour diverses raisons. Il se peut aussi qu’après 9 longs mois d’attente, l’accouchement ne se déroule pas tel qu’imaginé… Les futurs parents se déplacent vers le lieu choisi en rêvant de tenir enfin dans leurs bras ce «petit miracle» et soudain, on vient apprendre à ces «créateurs de vie» que leur précieux trésor s'est définitivement rendormi, au moment même où il avait à peine ouvert les yeux. Une peine sans mot et sans nom s'inscrit alors dans l'histoire de ces gens. Lorsqu’on perd nos parents, on devient orphelin, lorsqu’on perd une épouse ou un époux, on devient veuf ou veuve, mais lorsqu'on perd un enfant, il n’y a pas de mot au dictionnaire qui vient définir cet état.

Autant pour celle qui rêvait de devenir mère que pour celui qui caressait l’idée d’être père, toutes sortes de questionnements se présentent : « Sommes-nous responsables ? Avons-nous fait tout ce qu’il fallait...» Généralement, la génétique est l’unique et la seule responsable.

Considérant tous les préparatifs et l’annonce qui avait été faite concernant l’arrivée au monde de ce poupon, et considérant que ces futurs parents et tous les membres de leurs familles étaient dans l’attente de voir, de prendre et de bercer ce petit être qui s’apprêtait à débuter sa vie terrestre, il est primordial pour ces personnes en deuil d’être accompagnées par leurs proches, par leurs amis et voire toute une communauté, parce que la mort est un phénomène naturel qui a des implications sociales et culturelles. Il ne faudrait pas oublier que quelques heures à peine avant ce drame, la vie était là. Pour ce petit ange, pour ses parents éplorés, pour ses grands-parents qui doivent prêter une épaule à leur enfant en désarroi tout en étant eux-mêmes déstabilisés, les rituels ont tous leur raison d’être. Ils viennent adoucir ce passage du connu vers l’inconnu. Les rituels ont été inventés pour ramener l’existence à un cadre acceptable ou «normal»; d’où justement le besoin d’un entourage humain et compétent pour permettre l’accès à ces rituels avec une attitude d’écoute, d’empathie et de présence qui inspire la confiance.

C’est ici qu’interviennent les professionnels en rituels funéraires (PRF) et les officiers en rituels funéraires (ORF) de la Maison commémorative familiale Rouleau. Nous avons pour mission de prendre soin de ces petits êtres, tout en accompagnant leurs parents dans les rituels appropriés et en étant les gardiens de l’éthique et de la dignité humaine. Notre expertise et notre professionnalisme témoignent de nos compétences. Parce que la dignité d’une personne décédée demeure après la mort et nous en sommes les gardiens.

Auteure : Nicole Pâquet, PRF
 
 
Est-ce néfaste de garder les cendres à la maison ?
Par : Josée Jacques, psychologue

Il existe plusieurs façons de disposer des cendres après une crémation (incinération). En effet, il n’y a aucune loi spécifique encadrant la disposition des restes cinéraires au Québec. Ainsi, les cendres disposées dans une urne ou un autre contenant peuvent être mises en terre dans un cimetière. Elles peuvent aussi être disposées dans une niche au columbarium, c’est-à-dire un petit compartiment spécialement conçu à cet effet, vitré ou non. Les cendres peuvent aussi être dispersées selon les volontés du défunt ou du survivant. Enfin, certains choisissent de les garder à la maison.

Bien que cette pratique puisse être rassurante dans les semaines suivant le décès, elle peut ralentir le processus de deuil. Ce ralentissement se manifeste parfois quand la personne endeuillée tend à maintenir une relation quasi vivante avec le défunt, en l’occurrence l’urne funéraire, plutôt que de se réinvestir dans de nouvelles activités ou de nouvelles relations.

Ainsi, cette mesure, bien qu’elle puisse être bienfaisante au début, devrait être temporaire. De plus, la conservation des cendres à la maison est une responsabilité morale. Certains ont regretté ce choix suite à un vol ou un incendie, par exemple.

Les proches de la personne endeuillées ne sont pas toutes confortables avec ce choix. La conservation des cendres à la maison leur impose un rappel constant du décès. La vue de l’urne vient réactiver la mémoire. Ainsi, bien que les souvenirs avec le défunt fassent partie de leur histoire, il n’est pas nécessaire de les réveiller au quotidien.

Par ailleurs, outre l’individu qui conserve les cendres à la maison, d’autres personnes peuvent souhaiter se recueillir auprès de l’urne ou s’adresser au défunt en présence de celle-ci. Lorsque cette urne est déposée dans une maison privée, elle devient moins accessible à un grand nombre de personnes.

La disposition des cendres relève d’un choix personnel. On ne peut pas dire que garder les cendres à la maison est néfaste. Or, il est démontré que les personnes endeuillées qui bénéficient d’un lieu et d’un temps précis pour se recueillir voient habituellement leur deuil facilité.
 
 
Bonne fête mon capitaine !
Pour commentaires :
David Beaulieu, PRF agréé
david.beaulieu@lrouleau.com

Papa, avant même que tu n’aies pu me voir, déjà j’entendais la vibration de ta voix chaleureuse et grave qui me murmurait tes déclarations d’amour à travers l’écorce charnelle du ventre de maman.

Papa, dès la première fois où tu m’as pris dans tes bras, inconsciemment déjà je ressentais la force de tes muscles et en même temps la douceur de ton étreinte.

Papa, dès mes premiers balbutiements, j’ai rigolé en rafale avec toi juste à entendre le roulement de ton rire qui formait une boucle avec le mien mettant ainsi au grand jour notre complicité qui naissait.

Papa, dès mes premiers pas, tu as été ce roc solide qui me stimulait à avancer et à vaincre mes peurs, qui m’a appris à maîtriser mes vertiges et qui m’a enseigné à tomber pour mieux savoir me relever, une loi qui m’aura servi toute ma vie.

Papa, tu as été celui qui m’a appris à me tenir en équilibre sur ma bicyclette tout en me montrant le chemin de la confiance qui m’a construit, en m’introduisant dans les virages des risques et des défis.

Papa, tu as été celui qui m’a encouragé d’une voix ferme dans l’exploration de mes expériences personnelles, qui m’a poussé à dépasser mes propres limites pour mieux m’approprier mon destin.

Aujourd’hui papa, j’ai toujours autant de plaisir à entendre ta voix chaleureuse au bout du fil, à reconnaître ton rire unique lorsque tu te racontes à moi. J’aime toujours te retrouver pour puiser tes conseils qui sont à la hauteur du grand mentor que tu as toujours été.

Aujourd’hui papa, j’aimerais te dire Merci de m’avoir appris avec fermeté et respect à voler de mes propres ailes tout en m’ouvrant les portes sur le monde. Merci de m’avoir appris à naviguer vers de nouveaux horizons, à m’élancer vers l’incertain pour atteindre de nouveaux rivages. Tu seras toujours pour moi le plus grand des capitaines et le plus beau port d’attache.

Si un jour papa, tu devais t’absenter de ma vie… toujours tu seras présent en mon cœur; éternellement, je t’aimerai …

La Maison commémorative familiale Rouleau souhaite une bonne fête des Pères à tous les papas de la terre. Nous avons une pensée spéciale pour ces papas qui vivront cette journée de la Fête des Pères, avec l’absence de leur enfant chéri. Et à vous tous qui êtes orphelins de père, nos plus tendres pensées vous accompagnent.

Auteure : Nicole Pâquet
Professionnelle en rituels funéraires

INFOS
En référence à l’article 5.9.1 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit informer sa clientèle de l’existence de la politique de mesure de satisfaction et du processus des plaintes et les rendre accessibles à sa clientèle, sur demande.
 
 
Murmure d'une fleur à gage
Pour commentaires :

David Beaulieu, PRF agréé
david.beaulieu@lrouleau.com

« En ce jour d’inhumation, les cœurs tristes et gris de ceux qui t’aiment m’ont choisie pour faire une révérence à ton précieux passage, je suis présente en leurs mains moites et unies, je suis leur messagère.

À leurs lèvres, je ferai porter par le vent des effluves d’espoir. Toutes et tous se surprendront à murmurer pour toi: “Qu’elle soit heureuse… Qu’il repose maintenant en paix…”

Et c’est en leurs cœurs remplis de tristesse que je tenterai en tout honneur, d’évoquer le souvenir de ta voix, de ton regard, de ton odeur, de ta vie en laissant glisser un baume de tendresse sur la souvenance des jours heureux.

Je murmurerai à la vie de venir apaiser leurs peines dès l’aube jusqu’au crépuscule.

Et enfin sur ton corps en toute humilité, je m’étendrai pour te louanger.

Ma vie à moi sera courte, mais je souhaite que la paix que je porterai en cette minute, soit pour eux un bien-être qui n’ait pas de fin ; tel le message d’une immortelle petite fleur».

L’inhumation est un moment important qui marque la grandeur de la vie humaine et c’est en créant des souvenirs positifs par rapport à cet événement que la douleur et la peine s’estompent peu à peu, avec le temps. Il est aussi souhaitable de pouvoir parler avec nos proches de cet événement, de cet être cher qui est disparu, et de constater ensemble toutes les étapes de notre propre cheminement qui sont encore à venir, de notre propre deuil…

Au cours des derniers jours et des jours à venir, vous avez été et serez nombreux à vous rendre au cimetière, peut-être une fleur à la main, pour vivre ce rituel qui est grand de sens.

Les membres du personnel de la Maison commémorative familiale Rouleau seront là aussi pour vous accompagner et vous soutenir dans cette autre étape du deuil, soit celle de reconduire l’être aimé à son dernier lieu de repos, mais aussi pour commémorer la vie qui a été. La Maison commémorative familiale Rouleau, de tout cœur avec vous …

Auteure : Nicole Pâquet
Professionnelle en rituels funéraires

INFOS
En référence à l’article 5.12 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE à l’obligation de démontrer qu’elle respecte une procédure écrite qui contient des exigences pour l’inhumation et la mise en crypte des défunts de manière digne et sécuritaire.

 
 
Les nombreux visages du deuil
Pour commentaires :

David Beaulieu, PRF agréé
david.beaulieu@lrouleau.com

Notre vie est remplie de diverses formes de deuil que nous devrons traverser au cours de l’existence. Malheureusement, ces événements viennent balayer les habitudes pour obliger les endeuillés à restructurer leur vie, les obligeant à s’adapter à diverses nouveautés qui n’ont pas été désirées.

La perte d’un emploi est un deuil pour celui qui reçoit cette annonce, un peu comme si le sol se dérobait sous ses pieds. Il s’installe souvent une période d’insécurité financière, et les chemins pour reprendre confiance en soi sont souvent sinueux. Suite à la séparation du couple, la perte d’un conjoint est un deuil pour celui qui se sent abandonné par celui ou celle qu’il avait vu jusqu’à ce jour comme un partenaire de confiance. Les membres de la famille deviennent des piliers importants pour permettre un juste retour vers l’équilibre. La perte de l’autonomie pour une personne âgée qui se voit dans l’obligation de faire le deuil par exemple de ses facultés à conduire son véhicule, de sa motricité fine, de sa mémoire. Elle doit conquérir de nouveaux centres d’intérêt, pour faire en sorte que sa journée soit agrémentée de moments bienheureux et satisfaisants. La perte du patrimoine suite à la destruction d’une résidence incendiée, est le deuil du propriétaire pour ses biens perdus qui ont eu une grande valeur d’attachement, comme les photos de famille dont le prix devient inestimable, dans ces circonstances. Il se voit désormais dans l’obligation d’accepter que tout ce qui n’est plus, ne demeurera vivant que dans ses souvenirs. Le décès d’un être est l’un des deuils les plus douloureux à surmonter pour ses proches et ses amis. Celui-ci fait référence à la perte définitive d’un être humain, de sa valeur inestimable et des liens que la personne décédée a pu tisser avec bon nombre de personnes au cours de sa vie, telle une oeuvre d’art dont le prix est incalculable.

Vous remarquerez qu’un même portrait se dessine pour chacun de ces deuils. Un deuil se traduit par l’étalement d’une période de changements majeurs, d’adaptation, de reconstruction, ce qui demande beaucoup de temps, d’aide, de compréhension et d’indulgence. Chaque être est unique et chaque relation l’est tout autant, ce qui rend le deuil exclusif et unique pour celui ou celle qui le vit.

Vivre un deuil n’est jamais facile. Il est sain et humain surtout, de se donner du temps pour retrouver son équilibre et s’en remettre.

Auteure : Nicole Pâquet

INFOS
En référence à l’article 6.13 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ 9700-699/2009), une entreprise funéraire qui détient une certification doit pouvoir démontrer en tout temps, qu’elle élabore un plan de formation initial et continu, et démontre qu’elle le met en application.



 
 
Suivez votre coeur il est votre boussole
Pour commentaires :
David Beaulieu, PRF
david.beaulieu@lrouleau.com


L’épreuve du deuil, nous y sommes tous confrontés tôt ou tard... Dans cette expérience à laquelle nous ne sommes presque jamais préparés, la souffrance, la tristesse et l'abandon nous dominent.

Le deuil est un chemin qui demande du réconfort, de l'écoute, du temps, de la compréhension et surtout de l'acceptation... Quand un tel évènement nous arrive, le choc est suffisamment important pour que justement nous nous mettions ''en pause'', c'est toute une partie de notre petit monde avec ses repères et ses attaches qui s'écroule sans prévenir... Remarquez qu’en cette période, d'une certaine manière, le temps s'arrête; c'est justement pour que nous puissions faire et dire ce qui n'a pas pu être fait et dit en temps et en heure... Vivre le deuil ne doit pas se faire à la même vitesse que nous faisons nos emplettes ou que nous retournons nos appels téléphoniques.

C’est sûr qu’il faut être contemporain, s’actualiser avec la façon dont on vit maintenant. Mais il est tout aussi important de marquer la mort par un temps d’arrêt, de l’identifier dans le temps. Et c’est probablement ce qu’on a perdu de plus précieux « le temps ». Aujourd’hui tout se fait vite : vite à l’hôpital, vite au salon funéraire, vite à l’église. Avec les années, le lien avec la responsabilisation familiale et sociale s’est coupé. On veut condenser les rituels funéraires en une journée, pensant que le deuil sera moins dur, moins long. Faire des rituels funéraires rapidement ne réduira pas la peine que nous ressentons. Devant la mort, on escamote souvent l’occasion de faire un événement qui pourrait nous réconforter, nous servir de tremplin pour poursuivre la vie.

De plus, dans ces moments de profond chagrin, notre subconscient a besoin de preuves qu’une vie terrestre est arrivée à son terme. Avec le défunt présent, l’opportunité est là pour se souvenir, ce qui aide à accepter la réalité et la finalité de la vie. Voir c’est croire. Si nous ne pouvons pas voir de nos propres yeux la dépouille d’un être cher, nous aurons davantage de mal à nous ajuster à la mort, le doute sera omniprésent et l’imagination fera le reste.

«Le domaine de la psychologie et sociologie funéraire a démontré qu’à travers le développement des techniques de l’embaumement, une évolution des pratiques funéraires s’est établie. Le corps revalorisé devient le noeud du rituel funéraire sur lequel se cristallise un jeu d’émotions qui ouvre le deuil et en facilite grandement le travail » Louis Vincent Thomas.

LE MORT est aussi respectable que LE VIVANT ; c’est pourquoi, il se doit d’être respecté…. Pour ce faire, pourquoi ne pas accompagner l'être bien-aimé à sa dernière demeure avec tous les honneurs qui lui sont dus ?

La mort nous apprend à vivre….

Auteure : Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires

INFOS :

En référence à l’article 5.17 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit mesurer la satisfaction de sa clientèle une fois la prestation de service achevée et elle doit mettre en place un mécanisme lui permettant de recueillir, de compiler et d’analyser les commentaires de sa clientèle.
 




pages : 1 2 3 4  de 24   
Tous droits réservés © Maison commémorative familiale Rouleau 2009-2017  •  Conception et hébergement par Publi-Web.net
Support à distance PC  •  Support à distance MAC