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Hommages

Restez informé(e) en consultant cette section régulièrement. Nous y inscrivons les dernières nouvelles, les récents événements et des chroniques se rattachant à notre Maison commémorative familiale.

Hommage à Mme Laurette LÉVESQUE, PLOURDE

Hommage à Mme Laurette LÉVESQUE, PLOURDE

Hommage à madame Laurette Lévesque, lu par sa filleule et nièce Denise Lévesque Boudreau, en l'église de St-Léon-le-Grand, le mercredi 29 octobre 2014, jour de la célébration commémorative. Au nom de vous tous ici réunis, je veux d’abord offrir à Colette nos plus profondes sympathies, l’assurer de notre soutien et rendre hommage à la femme exceptionnelle que fut tante Laurette. Elle est née à Sayabec le 6 juin 1925, soit quelques années avant la grande crise économique qui a secoué le monde en octobre 1929. Son père travaillait alors pour la compagnie forestière John Fenderson qui exploitait une usine de sciage de bois dans cette localité. Au cours des années subséquentes à cette crise, les activités de cette entreprise furent perturbées, si bien qu’à l’instar d’autres familles québécoises, la famille Lévesque fut contrainte de revenir à la terre. C’est ainsi qu’ils déménagèrent à La Rédemption sur un lot de colonisation. Selon sa mère, tante Laurette était une enfant sage et très douée pour les travaux scolaires. Comme beaucoup de personnes qui vécurent à cette époque, elle n’a malheureusement pu compléter de longues études. Cependant, c’est une personne qui lisait beaucoup et qui ainsi, a largement pu compenser ce peu d’instruction. Dans sa jeunesse, elle a travaillé au sanatorium de Mont-Joli. C’est là qu’elle fit la rencontre d’Albert Plourde, l’homme de sa vie, qu’elle a su épauler tout au long de leur existence commune et qui, réciproquement, le lui a bien rendu. Tout au long de son séjour terrestre, tante Laurette a côtoyé de près la maladie. En effet, atteinte de tuberculose intestinale dès les premières années de son mariage, plusieurs membres de son entourage ont cru qu’elle ne sortirait pas vivante de ses longs séjours à l’hôpital et de ses épisodes prolongés où elle dut rester alitée à la maison. Tante Pierrette venue à son chevet lors du premier épisode de la maladie, m’a raconté qu’elle devait lui administrer quotidiennement une injection de streptomycine, antibiotique nouvellement découvert en ces mêmes années et seul remède qui s’avérait alors efficace pour contrer la peste blanche, comme on désignait la tuberculose, qui était l’épidémie de l’époque. Par la suite des récidives la clouèrent au lit et l’obligèrent à prendre de la médication de façon permanente. Tante Laurette a dû faire face à de nombreux deuils. Ce fut d’abord la perte d’enfants en très bas âge. On sait que Colette ne serait pas fille unique n’eut été de ces décès. Elle a également perdu son compagnon de vie à un âge relativement jeune. De plus, le décès tragique de sa sœur Pierrette (tragédie du lac Bouchette en 1993) de qui elle était très proche fut pour elle l’une des plus lourdes épreuves avec laquelle elle dut composer. Cependant, c’est avec une grande résilience qu’elle sut gérer ces mauvais coups du destin car c’était une femme de grande foi et d’une piété exemplaire. C’était sans conteste une chrétienne et une paroissienne engagée. Généreuse, elle n’hésitait pas à faire sa large part pour aider monétairement et bénévolement la fabrique de la paroisse. C’était une femme énergique qui s’adaptait à toutes les situations que pouvait lui imposer la vie. Cette grande qualité lui a sans doute valu de vivre à un âge avancé malgré une santé chancelante. J’ai toujours admiré la grande sagesse de ma marraine. Elle était philosophe à ses heures. Pour traduire cette dernière assertion, je cite ces quelques phrases de son cru : «Quand l’argent parle, même les anges écoutent» «Quand on raconte la vérité, on ne peut pas se tromper» Il faut également souligner son esprit de charité et sa grande indulgence envers les autres. Elle se gardait bien de passer des commentaires négatifs envers son prochain et savait excuser généreusement les erreurs des autres. Je ne saurais terminer cet hommage sans parler de la femme accueillante, de la bonne vivante qui aimait rire et faire rire, et de l’excellente cuisinière qui, encore là, montrait une grande générosité dans les portions qu’elle déposait dans nos assiettes. Femme au grand cœur, elle a gardé ses parents durant plusieurs années. C’est d’ailleurs chez elle que grand-père Lévesque est décédé en 1964. On pourrait dire également qu’elle tenait sa maison et qu’elle administrait le budget familial en gestionnaire chevronnée. Chez tante Laurette tout brillait comme un sou neuf. C’était aussi une experte du crochet. Ses travaux à cet égard étaient d’envergure. Elle crochetait des couvre-lits, des tapis aussi bien que des chaussettes de bébé. Elle s’adonnait également à la couture. En terminant, sans vouloir substituer mon propos à la célébration religieuse qui va suivre, j’aimerais reprendre quelques phrases extraites du livre des Proverbes de l’Ancien Testament qui me semblent bien symboliser la femme de foi, la femme de tête et la femme d’action qu’a été tante Laurette : , «Son mari peut lui faire confiance: il ne manquera pas de ressources (….) Elle rayonne de force et retrousse ses manches (…) Elle s’assure de la bonne marche des affaires, sa lampe ne s’éteint pas de la nuit (…..) Elle tend la main vers la quenouille, ses doigts dirigent le fuseau (….) Ses doigts s’ouvrent en faveur du pauvre, elle tend la main au malheureux (…...) Sa bouche s’exprime avec sagesse et sa langue enseigne la bonté (…...) » Bon voyage tante Laurette et merci pour tout ce que vous avez donné à vos proches. Vous nous laissez un héritage empreint de sagesse.


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