Hommage à M. Jean-Noël GAGNON
Hommage à monsieur Jean-Noël Gagnon, lu à la demande des ses filles Jocelyne et Natalie par madame Lorraine Dufour, amie de la famille, en l'église de Causapscal, le samedi 17 janvier 2015, jour de la célébration commémorative. Hommage à notre père Bonjour à tous, À la demande de ses deux filles, Jocelyne et Natalie, je me fais lectrice d'un petit mot pour leur père, tout en respectant la profondeur de leurs pensées et de leurs mots. Notre père, ce papi extraordinaire, beau-père, ce frère, cet ami, (Ti-Noël), pour les intimes. Tu es parti trop vite, beaucoup trop vite, sans que nous ayons eu le temps de se dire un dernier au revoir, un dernier «J’t’aime papa, j’t’aime papi». Tu es parti sans doute pour éviter de nous voir attristés, à ton chevet. Tu as été un homme de cœur, de travail, de service, avec un rire contagieux, qui pouvait nous faire changer d’humeur en un claquement de doigts. Tu étais un papi extraordinaire, qui savait se faire aimer, et se faire apprécier par ses petits-enfants, Joanie, David et Charles. Ils se souviennent entre autres de ton coté ricaneur, de ta générosité. Tu étais un homme sympathique, avec un fort caractère. Un papi joueur de tours, de mauvais tours, diront-ils. Tu t’amusais à leur donner des cadeaux de Noël en argent, mais surtout pas en papier. Juste en monnaie de 0,0l sous, 0,05 cents et 0,10 cents. Il fallait que tes petits-enfants comptent et roulent avec le papier fourni par toi. Cela leur prenait des heures avant de savoir combien finalement ils avaient reçu. Et toi, papi, dans ton coin, l’air moqueur, très moqueur, tu les regardais et riais de bon cœur en leur disant: «Il faut travailler pour gagner des sous». Pour nous tes filles, papa, tu étais un homme travaillant, serviable, toujours prêt à nous aider et à aider les autres. Une personne d'une grande générosité. Nous pouvions compter sur toi. Tu travaillais souvent à l’extérieur, Baie-James, Montréal, etc. mais quand tu revenais, avec toi, nous passions des moments de qualité. Nous nous souviendrons toujours quand nous invitions des amies à la maison et que nous nous couchions très tard, tu venais nous réveiller le dimanche matin de très bonne heure pour que nous allions déjeuner. Tu nous préparais un petit déjeuner digne de mention et dans une petite assiette à coté, tu nous mettais une gomme et une cigarette avec des allumettes pour celles qui fumaient: «Pour votre digestion», que tu nous disais. Tes gendres t'appréciaient beaucoup, Jean-Noël; ils se souviennent de ta conduite un peu spéciale dans les rues de Montréal. Une conduite à la montréalaise. Il y avait aussi ton sens de l’humour, assez sarcastique. Des fois, ils se demandaient s'ils devaient te prendre au sérieux, ou bien en rire. Devant leurs airs bizarres, tu riais de bon cœur…. Un rire inoubliable… Pour tes amis (es), sans aucun doute un bon vieux jack où la complicité, l’humour, l’espièglerie était souvent au rendez-vous. Il y en a eu des anecdotes, du bon vieux radotage, des obstinations, et tout cela sous le signe de la bonne humeur. Depuis quelques années, la maladie est venue te freiner dans tes activités, faisant de toi un homme plus vulnérable, affaibli. Tout le contraire de ta forte personnalité, toi, un homme fait de roc, un bon vivant, qui aimait s'amuser, rire, avoir du plaisir. Même très malade, tu as trouvé le moyen de faire au sous-sol de ton bloc appartement ce que tu appelais gentiment «Ta ligue de la vieille fournaise». De nombreux locataires, et même le propriétaire, se réunissaient autour de cette fournaise. Vous vous racontiez des histoires, des anecdotes, des souvenirs. Bien sûr, il y avait de l'obstination, mais toujours dans la bonne humeur. Au moins, tu avais retrouvé un peu de ta vie d’autrefois, avec tes vieux chums d’ici, avant de partir. Tout un rassembleur ce bonhomme, ce cher Ti-Noël. Pour terminer, nous voudrions vous remercier d'être venus dire un dernier au revoir à notre père. Nous savons très bien, que son passage sur cette terre, vous a laissé à chacun, chacune de vous, un souvenir qui vous appartient, et nous en sommes très heureuses. Il aura laissé sa marque auprès de chacun, chacune d’entre nous. Papa, Papi, Jean-Noël, (Ti-Noël), l'beau-père, nous garderons de toi que le meilleur souvenir. Nous te souhaitons un paradis à ton image, à tes couleurs. Que ton rire contagieux, vienne jusqu'à nos oreilles, pour nous faire signe de ta présence avec nous tous. Veille et prends soin de nous. Avec amour, Au revoir ! Tes enfants, petits-enfants et gendres
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