Hommage à Jean-Marc, notre Mononcle
Ici aujourd'hui, on a tous un point en commun : c'est toi,
Et ce que tu nous inspires:
-un homme droit qui a mené sa vie jusqu'à la fin comme un vrai chef,
-un grand leader et un travailleur respecté,
-un patriarche, un homme de famille.
Mais pour nous, tu as surtout été notre "mononcle" Jean-Marc.
Sais-tu que pour les p'tites filles qu'on était, quand on regardait votre photo de mariage, toi et ta belle Mimi, vous aviez des allures d'un couple hollywoodien? Vous nous faisiez tellement rêver...
Parlant de rêves, c'est à cette même époque, en fait, qu'on a soudainement arrêté de croire au Père Noël...
C'était chez-nous, dans la maison familiale, et tous les enfants attendaient le gros barbu avec impatience. Quand il ouvrit enfin la porte et qu'une grosse boucane blanche entra avant lui, on n'avait jamais vu un Père Noël aussi joyeux.
De toute évidence, c'était toi mononcle Jean-Marc... avec ta moustache noire plus apparente que les restants de barbe blanche qui distribuait des Ho!Ho!Ho! qui sentaient le gin chaud.
Mais, rassure-toi, on ne t'en veut pas, au contraire, à ce jour, nos noëls ont toujours été les plus beaux.
Avec les années, tu as instauré de belles traditions familiales comme la "Fête des Morin". On t'en remercie et on te gardera toujours une place au bout de la table.
Merci d'avoir été le phare qui nous éclairait par ta sagesse et ta grande connaissance de la vie. L'estime et la fierté qui nous habitent quand on pense à toi, espérons que tu la sens et que tu la vois d'où tu es.
Tu peux être fier de l'homme que tu as été et qu'on a eu la chance de côtoyer.
Salut Jean-Marc.
Mélanie, Marie-Ève et Kim
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Hommage de la famille Beaulieu
Aujourd’hui, nous aimerions rappeler quelques faits qui ont marqué notre cheminement avec Jean-Marc.
Tu as été le premier beau-frère à faire partie de la famille Beaulieu et l’arrivée de tes enfants nous a comblés de joie.
La famille comptait beaucoup pour toi et tout le monde appréciait ton accueil, ta générosité et ta joie de vivre.
La chasse, la pêche ainsi que les randonnées en motoneige alimentaient bien des conversations. Que de plaisir nous avons eu durant nos fameuses parties de cartes.
Merci pour toutes les belles journées passées au lac Casault.
Tes neveux se souviendront longtemps de ce jour de mai où ils ont dû plonger dans l’eau très froide pour essayer de ramener ton quai qui était parti avec les glaces. Le souvenir de cet exploit les fait encore sourire.
Lorsque venait le temps de se réchauffer un peu avec un petit gin, tu demandais : un petit pique ou un gros pique? Il faut préciser que ta mesure était un ancien verre de moutarde.
Nous avons fait quelques voyages ensemble : en Floride, aux Iles de la Madeleine et que dire de cette merveilleuse croisière en Méditerranée l’an dernier. De nombreuses photos viennent nous rappeler ces moments magiques passés en agréable compagnie.
Maintenant, Jean-Marc, ce dernier voyage, tu dois le faire seul. Tu t’y es bien préparé et c’est sereinement que tu as accepté cette dernière destination. Nos pensées t’accompagnent.
Merci pour tous les instants de bonheur que nous avons partagés ensemble.
Alors, MISSION ACCOMPLIE !
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Hommage de Jean-Yves Cayouette
Si on remonte à 3 ou 4 ans, qui aurait pu prédire que notre confrère et ami Jean-Marc nous quitterait si vite! Jean-Marc était le plus fort, le costaud, celui qui prenait grand soin de sa santé. Malheureusement, le cancer, cet ennemi intraitable, frappe une personne sur deux. C’est très inquiétant lorsqu’on y pense!
Courageusement, avec détermination, il s’est attelé à la tâche avec la profonde conviction de vaincre le cancer. Il disait : « Quand on arrivera au pont, on traversera la rivière ».
Le temps passait et les traitements ne donnaient pas les résultats escomptés alors il disait : « La chance n’est pas de mon côté! Il y a des centaines de cancers qui se traitent et auxquels on survit, moi j’en ai un des rares, qu’on n’a pas encore réussi à trouver de solution miracle. »
Vous tous, confrères de travail qui comme Jean-Yves, l’avez bien connu, vous vous rappellerez sans doute qu’avec Jean-Marc, on avait toujours l’heure juste. C’était NOIR ou BLANC. Il détestait les zones grises.
Pendant ses 37 ans, à l’usine (CIP, Cartons-Saint-Laurent puis Smurfit-Stone), il était considéré comme un leader. Il a occupé le poste de président du syndicat au début des opérations. Travailleur infatigable, plein d’énergie, toujours de bonne humeur, tous voulaient travailler avec lui. Son travail au laboratoire de l’usine l’amenait à se préoccuper de la sécurité de ses confrères de travail. Il prenait des tests de CO2 lorsque nous devions entrer dans des vases clos. Vous pouvez être certains que si les tests n’étaient pas à son goût, personne n’avait l’autorisation de travailler dans des endroits dangereux. Nous étions en sécurité avec Jean-Marc. Il avait notre confiance.
Homme de plein air, Jean-Marc aimait la nature. C’était très important pour lui d’aller se réfugier dans son coin de paradis, au Domaine du Lac Casault où il a son chalet. L’hiver, c’était le temps des grandes randonnées en motoneige avec ses amis ou l’aventure dans le grand Nord avec son frère Marcel.
L’été la pêche et l’automne la chasse, toujours au Domaine du Lac Casault. Ce qu’il préférait le plus, c’était réunir ses amis au chalet, faire de la musique et prendre des « Gros Pique » (vous vous ferez expliquer par Jean-Yves c’est quoi un « Gros Pique ».) Il fallait être fait fort pour prendre ça! On discutait de tout et on réglait rien. Que de bons souvenirs!
La plus grande qualité de Jean-Marc, c’était sa TÉNACITÉ. Quel que soit le défi, lorsqu’il commençait quelque chose, il le terminait. Durant sa maladie, il faisait des recherches sur Internet afin de mieux comprendre sa maladie. Il était en communication avec des spécialistes, des oncologues, des groupes de discussion avec Myélome Canada, Myélome France et Myélome International. Il trouvait des nouveaux traitements pour guérir son cancer et il en informait son oncologue qui était tout surpris. Un jour qu’il était en discussion avec un spécialiste de Montréal, ce dernier lui a demandé à la blague s’il faisait une maîtrise sur le cancer? Avec toutes les questions qu’il posait, l’oncologue n’en revenait pas de voir toutes les connaissances qu’il avait acquises sur cette maladie complexe qu’est le cancer. Pour rire, on lui disait qu’il parlait comme le Dr Béliveau dans Kampaï. Il lui arrivait souvent de nous envoyer son propre bilan de santé sur Internet avec tous les détails.
Alors, si vous connaissez quelqu’un qui baisse les bras face à un défi semblable, vous pouvez citer le nom de Jean-Marc comme exemple à suivre. La persévérance, il connaissait!
Courageusement, il se nourrissait d’espoir qu’un jour il guérirait. Vers la fin, constatant que tout avait été essayé et tenté pour le guérir, il a finalement accepté son sort que tout était terminé pour lui.
Comme dans la vie, Jean-Marc a préparé son départ avec minutie, rien n’est resté en suspens. Il nous a quittés sereinement et en paix avec lui-même.
Jean-Marc pour tous tes amis ici présents, tu vas nous manquer. En remerciement pour toutes ces bonnes années passées en ta compagnie, nous allons tous nous lever et t’applaudir! Tu le mérites bien!
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