Papy,
Tu représentes pour nous tous un mari, un père, un papy, un frère ou un ami. Aujourd'hui, nous te témoignons notre amour pour toi, convaincus que tu es présent avec nous.
Papy, tu aimais beaucoup l'histoire, celle de Matane, Petit Matane, mais en particulier celle de ta famille, de tes ancêtres. Que dire des fameuses photos que tu te plaisais à nous montrer fois après fois. Eh bien, nous avons fouillé dans ces mêmes photos pour monter ton arbre généalogique. Tu vois, tu savais bien qu'un jour cela servirait. Merci Papy.
Nous avons été inspirés par ton côté historien pour te rendre un hommage à ton image.
En 1939, tu viens au monde dans une maison de Petit Matane. C'est entouré de tes 7 frères et sœurs que tu vis ton enfance. Tes sœurs se souviennent d'un petit garçon de bonne humeur, studieux et très intelligent. Tu te faisais protecteur et te montrait attentionné pour tes sœurs. Dès 16 ans, tu avais goût de défis, en allant travailler dans les chantiers, loin de la maison.
Ton mariage en 1962 t'unira à ta Réjeanne pour 54 ans de douceur et d'aventures.
Bien vite viendra la naissance de ton premier fils, Denis.
tu avais décidé que mamy ne chômerait pas longtemps. Sans perdre de temps, 10 mois plus tard, ton fils Richard se pointa.
Puis, Sylvie, ta fille, vint conclure ta progéniture. Elle se souvient de son premier brochet à Manic V. Tu l'avais déjà emmenée à la pêche pour des truites et ouananiches, mais lors de son premier brochet à vie avec toi, elle a trouvé cela tellement laid, que la peur lui fait perdre tous ses moyens, même sa canne. En effet, en le sortant de l'eau, affolée et apeurée, elle a tout jeté à l'eau. Tu aurais dû la prévenir, mais elle ne t'en tient pas rigueur.
Elle se souvient qu'un jour, après que mamy l'aie mise en punition, tu étais le premier à la sortir de sa chambre, mais chut, cela demeure un secret entre vous.
Même une fois, tu as fait du pouce pour descendre de Fermont à Baie-Comeau pour voir Sylvie jouer dans un tournoi de hockey adulte, et cela à son insu. Faut aimer ses enfants pour faire une telle chose.
En 19y70, tu entendus l'appel du Nord. Sans peur de l'aventure, tu allais travailler à Gagnon, ville se trouvant quelque part au milieu de la forêt boréale.
Ta famille ne tarda pas à te rejoindre. C'est à cet endroit, qu'ensemble vous vécûtent vos plus beaux moments de famille.
En 1986, un nouveau rebondissement t'amena à poursuivre ton chemin plus au Nord, à Fermont, dans une maison où se vivront plusieurs des souvenirs d'enfance de tes petits-enfants. Là-bas, tu éais occupé, tu faisais du ski de fond (tu as même participé à la course du Loppet du Labrador et remporté une médaille), le curling, tu jouais à chaque semaine. Tu as déjà remporté une médaille avec tes gars et ton gendre lors d'un tournoi. Ta fameuse motoneige orange avec un immense pare-brise et bien elle vous a dépannés toi et Richard lors d'une excursion. tu aimais également aller bûcher pour nous garder bien au chand pour l'hiver fermontois.
Te souviens-tu de la fois où au travail au Mont-Wright, tu avais quelque chose à faire ? Eh bien, tu as réussi à brûler 3 «grainders» pour faire la job. Cela t'a mérité un beau trophée lors de ta retraite, par tes compagnons de travial.
Tu étais généreux, mais te souviens-tu de la fois où tu avais caché les tartes dans un chaudron, car tu voulais en garder juste pour toi... et quand tu prenais les couteaux de cuisine de mamy pour travailler le bois.
Tu étais toujours disponible pour donner un coup de main, parfois les réparations étaient bric à brac, mais au moins cela tenait.
Bientôt, ta première petite-fille, Amélie, marquera le début de ta fière descendance.
Une autre petite-fille, Geneviève, s'ajouta au tableau. Elle se souviendra de ton sens de l'humour, de ton côté joueur de tour, de ton rire unique, de ta présence pendant son enfance, tu n'avais pas peur de t'asseoir par terre pour jouer. Comme elle, tu as vite constaté qu'il y avait trop de «e» dans son nom. Pendant ses premières semaines, tu l'appelais exagérément GeNEviève.
Ensuite, ton petit-fils Mathieu ajouta une touche masculine. Il se souviendra des étés passés avec toi au camping à St-Damase et des feux de camp de couleur ; il n'y avait que toi pour ajouter cette touche magique.
Plus tard, en quelques mois, Sam et Ingrid vinrent clore cette 3e génération. Sam gardera comme plus beaux souvenirs les marches que vous preniez ensemble sur la grève l'été ou encore les fois où tu lui montrais tes vieilles photos de famille. Pour sa part, Ingrid se souviendra de ton côté mystérieux.
Comme une fois à une de ses fêtes tu lui avais acheté une chaîne en or sans en parler à mamy ; sa réaction valait de l'or !
tu as toujours été là pour nous tous.
Ta présence était aussi importante sinon plus pour tes petits-enfants.
On n'a pas assez de doigts pour compter le nombre de fois où tu venais voir ta petite marmaille après ton travail.
Au moment de la prise de la décision pour ta retraite, tu ne fais ni un ni deux, tu demandes à ton contremaître le matin en attendant l'autobus, la marche à suivre. Il te dit d'aller au cinquième et de faire ta demande. Voilà, pas plus compliqué que cela, la décision était prise. C'était donc en 2002 qu'un retour aux sources s'impose après 32 ans de dur labeur. Pour une retraite bien méritée, tu reviens t'installer à Petit Matane.
Au départ de Fermont, tu as réussi à remplir un camion remorque de 53 pieds à toi tout seul, pour ton déménagement. Faut dire que tu aimais ramasser plein de choses. Tu as continué à ramasser plein de cossins, même à Matane.
En 2014, tu auras eu le bonheur de connaître la représentante de la 43 génération, la petite Mackenzie.
tu aimais également voyager à tes heures, visiter tes petits-enfants dans leur vie d'adultes, mais surtout faire plusieurs heures de route pour voir ton arrière-petite-fille. Tu as même été aux Iles-de-la-Madeleine avec Yan et au Nouveau-Brunswick avec grand-mère, en campeur.
Tu aimais également ton petit coin de tranquillité à toi. À Fermont, il y avait ton chalet près de la rivière aux Pékans et à Matane, tu voulais avoir ton petit coin à toi sur le bord du fleuve dans ta roulotte, pour profiter de la quiétude.
Papy, tu me faisais rire avec ton fameux coquillage qui devait imiter une corne à brume pour les bateaux. Le seul son qui sortira dorénavant, sera le son de ton souvenir.
Comment ne pas oublier tes histoires de bateau de la dernière guerre. Je ne sais pas si tout cela était vrai, car tu n'étais pas trop vieux à l'époque. Tu étais peut-être comme le capitaine bonhomme avec tes histoires et les sceptiques seront confondus dus dus dus.
2016 marque finalement un tournant majeur dans ton histoire et la nôtre, papy, tu auras su nous laisser en héritage plusieurs beaux souvenirs qui resteront pour nous tous vivants. Aujourd'hui ne marque pas la fin de ton histoire, compte sur nous pour écrire la suite...
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