Hommage par son fils René
Parcours de vie de ma maman.
Voici le parcours de vie de ma mère qui vit le jour à Matane le 7 août 1921 sur la rue Lacroix,
à l’embranchement de la côte St-Paul.
Fille de Wilbrod Tremblay et de Laurence Lapointe qui cultivaient la terre en été, faisaient le commerce du bois l’automne et possédaient une «run» de lait pour survivre.
Issue d’une famille de 13 enfants, 4 garçons , 9 filles et jumelle de Rita, ces 2 inséparables.
Reconnue par ses frères et sœurs comme une personne travaillante, serviable avec un grand cœur , devouée et pleine de talents.
Elle commença très tôt à travailler sur la terre. Avec une famille aussi nombreuse elle n’a pas tardé à prendre sa place dans les champs et s’occuper du jardin.
- Son enfance fût remplie de bons souvenirs et de bonheur, le travail, l’entraide et l’odeur de la nature la comblaient et elle en parlait souvent.
- A l’âge de 18 ans elle se dirigea sur le marché du travail , son 1er et seul emploi fut à l’Épicerie Audet sur la rue St-Georges comme caissière.
- A l’âge de 30 ans elle rencontra mon père, l’homme avec qui elle partagea sa vie et fonda une famille.
Maintenant vous allez comprendre pourquoi on disait d’elle qu’elle était travaillante et dévouée :
- La date de mariage fut le 15 mai 1951. Neuf mois plus tard, le 29 février 1952 le 1er enfant arriva (Claudette) ;
- Le 21 juillet 1953 (16 mois plus tard), le 2e enfant arriva (Jean-Pierre) ;
- Le 10 novembre 1955 ce fut le tour de Denis ;
Par la suite il y a eu René en décembre 1957, Johanne en janvier 1959, Jean-Guy 7 février 1960 et François le 6 mars 1961.
Faites le calcul pour les 4 derniers il y a 13 mois entre chacun de nous.
Si on fait un calcul rapide en 10 ans la famille était complète.
- Pour subvenir au besoin de la famille mon père travaillait à la laiterie de nombreuses heures lui aussi, maman s’occupait de sa famille avec de l’aide à la maison et l’aide de Claudette l’aînée ;
- Maman s’occupait de son jardin de dimension très imposante et on y trouvait de tout, elle avait également du talent pour la couture.
Vous comprendrez qu’elle devait être très organisée pour gérer la famille, les repas, le jardin et les tâches de tous les jours.
Lorsque les enfants se sont mis à quitter la maison un après l’autre on sentait qu’on allait lui manquer.
Pour combler ce vide elle continua à jardiner et distribuait le jardinage à tous ses voisins sur la côte St-Paul et cela lui procurait beaucoup de plaisir pendant que papa tout aussi généreux distribuait de la crème glacé à tous ses proches de Petite Matane à Ste-Flavie. Maman lorsqu’elle donnait on la sentait heureuse.
Elle disant toujours «le travail cela ne fait pas mourir».
Elle avait tellement raison que lorsque la santé la força d’arrêter de travailler elle répétait chaque jour comment cela lui manquait. Qui aurait cru qu’une petite jumelle de 98 lbs la journée de ses noces aurait 7 enfants en dix ans, travaillerait sans arrêt et savourerait la vie tant que le santé lui permettrait de travailler de s’occuper de ses enfants et de ses petits-enfants .
Je me souviendrai toujours lorsqu’on partait Denis maman et moi on faisait du ski de fond tous les trois, on partait de la maison , on montait la côte derrière la maison et on allait jusqu’à la poly et maman suivait le tempo, de retour à la maison il n’y avait pas de répit pour elle, les tâches de la maison l’attendaient.
Même si on mettait la main à la pâte il lui en restait assez pour se désennuyer.!!!!!!!!!!
Lorsque ce fut le temps des petits-enfants elle était au rendez-vous et offrait ses services à qui en avait besoin. Que se soit à pied ou à avec sa bicyclette rose, elle se déplaçait en un rien de temps.
Je n’ai qu’une image en tête de toi maman : c’est l’image des Noël ou tous les enfants étaient réunis, combien tu semblais heureuse de nous accueillir tous et d’offrir un repas que tu préparais avec amour.
Merci maman pour m’avoir donné cette joie de vivre. Merci, bon voyage parmi les anges et je sais que d’en haut tu continueras à veiller sur nous tes enfants, tes petits enfants et tes arrière-petits enfants.
Je t’aime xxx
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À belle-maman et grand-maman de nos enfants,
Qui aurait dit qu’un jour je croiserais un gars de Matane. Quel beau destin pour un gars du fleuve et d’une fille du Nil.
Je me souviens de la première fois que je vous ai parlé au téléphone, c’était il y a 21 ans déjà, vous aviez une petite voix d’enfant, celle-ci m’avait impressionnée et je disais à Jean-Guy, ta mère a dont une belle petite voix douce.
Voici quelques bribes de souvenirs que j’ai eus avec vous.
Vous étiez surprise de voir que j’étais une fille très matinale comme vous, vous me disiez retourne te coucher…mais pour moi c’était le meilleur temps que je pouvais avoir pour vous jaser et vous connaître un petit peu plus. Ces moments étaient agréables et cela vous a permis de connaître que j’avais de belles valeurs que ma famille m’avait transmises et que j’étais la bonne fille pour votre Jean-Guy.
Je vous trouvais coquette lorsque vous vous mettiez belle le dimanche pour aller prier. Comme disent les ados, je trouvais cela cool!
Je me souviens des trois seules grandes rencontres où vous étiez là avec votre famille soit:
À notre mariage, où vous portiez votre beau chapeau bleu, toute fière de vous.
À votre 85ième anniversaire où je vous présentais notre deuxième enfant Charles-Henri qui avait quatre mois.
Et à votre 90ième anniversaire.
Lorsqu’on descendait et non pas monter à Matane, on ne manquait pas de vous apporter du café, des noix et mon bon cake que vous aimiez tant.
Je n’ai pas eu la chance de connaître Léonard mais j’ai eu une belle chance de connaître ses frères et sœurs lors de la fête des Chouinard lesquels sont tous venus à notre mariage ainsi que Oncle Bertrand.
Victoria, Charles-Henri et moi vous avons côtoyée une fois par année lorsqu’on venait à Matane. Vos petits-enfants aimaient ce petit moment avec vous qui n’était pas long mais combien important pour eux car c’est la seule grand-maman qu’ils ont pu connaître. En d’autres temps, Ils vous parlaient au téléphone et vous avez pu les voir grandir sur les photos qu’on vous envoyait.
Sachez que nous vous aimerons toujours et n’oubliez pas que maintenant vous avez une nouvelle mission celle de veiller sur nous tous!
Dites Salut à Léonard, Léon, Rita (les deux), Madeleine, Antonio, Céline et aux autres, Bon voyage!
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À MA MÈRE que j’aime
Une mère nous donne la vie…C’est pour cela que je l’aime
Une mère est unique…C’est pour cela que je l’aime
Une mère est le noyau de la famille…C’est pour cela que je l’aime
Une mère est notre guide tout au long de notre vie…C’est pour cela que je l’aime
Une mère nous enseigne la vie…C’est pour cela que je l’aime
Une mère est notre inspiration de tous les jours…C’est pour cela que je l’aime
Une mère est notre confidente…C’est pour cela que je l’aime
Une mère s’intéresse à nos succès et à nos insuccès…C’est pour cela que je l’aime
Une mère est sensible à nos inquiétudes…C’est pour cela que je l’aime
Une mère sera toujours là pour nous jusqu’à la fin de sa vie…C’est pour cela que je l’aime
Une mère même si elle n’est plus là, son esprit sera toujours en nous…C’est pour cela que je l’aime
C’est comme cela que je vois ma mère. Elle aura été là jusqu’à son dernier souffle avec ses enfants à son chevet du haut de ses 94 ans et 9 mois.
Mission accomplie pour toi maman, tu peux partir l’esprit en paix et rejoindre papa, notre Léonard, ta sœur Rita, tes frères et sœurs et le Seigneur qui t’a ouvert sa porte pour t’accueillir dans son Royaume.
C’est maintenant à nous tes enfants et petits-enfants d’assurer la continuité de ton œuvre et de celle de notre père Léonard qui nous a quitté il y a maintenant plus de 21 ans.
Merci maman, je te souhaite le repos Éternel.
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Témoignage de Michel Truchon, conjoint de Claudette (funérailles du 23 mai 2016)
Bonjour,
Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Michel le conjoint de Claudette.
Quand nous nous sommes rencontrés, Claudette avait 20 ans et le plus jeune François en avait 10, quant à moi j’avais 22 ans. Il y avait 7 enfants dans la famille.
Chez les Chouinard, c’était comme une ruche d’abeilles. La porte du frigo et du garde manger étaient très souvent ouvertes, il y en avait toujours un qui se préparait un lunch pour une activité. Si je me souviens bien, en plus des activités sportives, tous les enfants ont travaillé à la laiterie avec leur père, pour qui c’était important.
Madame Chouinard était une force tranquille pour sa famille, malgré sa petite taille, elle avait une volonté insoupçonnée, du caractère, de la détermination et de la ténacité qu’elle appliquait toujours avec douceur et fermeté.
Elle voulait rendre ses enfants autonomes et leur a transmis toutes ses valeurs si précieuses. Elle croyait, avec raison, aux vertus de l’activité physique et les encourageait à faire du sport. Plusieurs ont joué au hockey, quant on descendait au sous-sol les vêtements de hockey, patins etc. accrochés au plafond nous le rappelaient. «Cela se voyait et se sentait». Quant les filles en avaient assez, Johanne se défoulait sur son punching bag et Claudette dans ses chaudrons.
Selon ma perception, madame Chouinard faisait souvent la discipline car beaucoup de caractère dans l’équipe amenait souvent des prises de becs mais toujours dans le respect.
Les enfants, vous pouvez être fiers de votre mère et aux petits-enfants, vous n’auriez pas les parents que vous avez, n’eut été de votre grand-mère.
En conclusion, le plus beau cadeau que votre mère vous a légué se résume en un mot : Confiance en soi.
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