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Hommages

Restez informé(e) en consultant cette section régulièrement. Nous y inscrivons les dernières nouvelles, les récents événements et des chroniques se rattachant à notre Maison commémorative familiale.

HOMMAGE À MME Liliane LESSARD

HOMMAGE À MME Liliane LESSARD

Rédigé par son fils Gilles Native de la Guadeloupe en Beauce, Liliane fut entourée de nombreux frères et sœurs. La jeune femme du comté d'anciennement Frontenac, rencontra un p'tit gars de St-Ephrem de Beauce. Une fois leur union célébrée, Liliane et son époux Donald se laissèrent emporter par le courant du fleuve, telle une bouteille lancée à la mer. La fille du pays de l'érable devint une femme au pays de la crevette! Ce long périple nécessita quelques adaptations linguistiques. Par exemple, Liliane comprit assez rapidement, à sa grande surprise, que le mot «flot» ne désignait pas uniquement le mouvement de l'eau, mais représentait également les enfants. À ses débuts en Gaspésie, Liliane ne saisissait pas l'admiration que portaient les Matanais au majestueux Fleuve St-Laurent. Elle finit par succomber à la beauté de ses merveilleux couchers de soleil. C'est en ce coin de pays bercé par les humeurs du St-Laurent, que Liliane y fonda famille. Elle y donna naissance à 3 petits Gaspésiens. Ses fils constitueront l'essence même de sa vie et sa plus grande fierté. Une fois la période des couches révolue, Liliane termina son certificat d'études secondaires au mois de mai 1973. Par la suite, sa grande sociabilité l'amena à travailler au public. De son emploi de disquaire transparaissait sa grande passion pour la musique et la danse. Marie Paule, de son 2e prénom, adorait les danses sociales. Elle suivait des cours de danses et en avait appris des centaines. Il n'était pas rare que Liliane se déplace à plusieurs kilomètres, afin d'aller participer à une soirée de danse. Liliane eut l'extrême bonheur d'être grand-maman à deux reprises : Jean-François et Keven. De surcroît, également arrière-grand-mère deux fois : Alyssa et Alexis. La vie, étant jonchée d'embûches, son fils cadet Serge rejoint les cieux en 2001. Le 6 avril 2016, Liliane retrouva ce fils et fut accueillie au paradis par de nombreux frères et sœurs et amis. Comme l'a dit Antoine Laurent de Lavoisier : «Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.» Au revoir Liliane.


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Hommage à Mme Jeanne D'Arc Chrétien

En Hommage à cette grande dame: notre mère Chère maman..., mamie..., tante Jano..., Mme Harrison... que de gens tu as rendus heureux dans ta vie: Tous ceux et celles qui t'ont côtoyé t'ont tout de suite adoré, tu as laissé une grande trace en chacun de nous. Elle est partie dans nos bras, à la maison, tout doucement comme elle l'avait souhaité. Même si cette pensée nous réconforte un peu, son départ laisse un énorme vide dans nos coeurs et son passage parmi nous, une marque indélébile. Parmi les nombreux messages reçus, en voici quelques-uns qui la représentent bien: Une amie m'a écrit: "Malgré sa petite taille, ta mère était pour moi un monument de bonté, de générosité et de tolérance" Et un autre disait: " Si elle ne va directement au ciel, on est tous dans le trouble " Cette grande dame ,effectivement d'une grande bonté, d'un dévouement sans limite et , d'un courage indéniable nous a inculqué toutes ses valeurs qui font que la vie nous semble belle malgré ses épreuves. Donc , aujourd'hui où nous sommes réunis pour te dire ouvertement un dernier "Au revoir", je peux te confirmer sans nul doute que ton souvenir restera impérissable dans nos coeurs. Dès notre plus jeune âge, notre mère nous a enseigné combien il était important de donner sans attendre ,de savoir rendre service et prendre soin du prochain. Nos amis étaient ses amis, et nul besoin qu'elle les aient rencontrés auparavant. Ils n'avaient qu'à arrêter la saluer en disant qu'ils ou elles .étaient l'ami(e) de l'un de nous et, toujours elle les recevait avec bonheur. Nous avons grandi dans une maison toujours ouverte à tous, bien souvent pleine , mais surtout remplie de bonheur et où tout était partagé,elle savait trouver des qualités à chacun et appréciait chaque petite chose avec une candeur d'enfant. Comme le dit si bien la chanson, elle nous a laissé . l'Amour en héritage. Et voilà , ton départ nous affecte profondément,mais nous sommes persuadés que tu as été très bien accueillie de l'autre côté et que , tu as eu un vol direct pour le paradis. Merci pour tout ce que tu nous as donné et pour ce que tu as su nous transmettre comme valeurs. Tout le reste de notre vie , nous tenterons de faire honneur à ta mémoire., Pour tous ceux et celles que tu as accueilli dans ta vie, aidé, aimé, peu importe leur âge et leur statut ainsi que pour nous, évidemment, tu demeures un monument de sagesse et d'amour. Pour nous, tes enfants , tu demeures la plus grande personne de notre vie Au revoir MOM Tu as tout notre Amour, pour toujours


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Hommage à M. Jean-Charles VALLÉE

Hommage à M. Jean-Charles VALLÉE

HOMMAGE RÉDIGÉ ET LU PAR SA FILLE ARIANE LORS DE LA CÉLÉBRATION COMMÉMORATIVE EN L'ÉGLISE DE ST-ADELME Je sais que mon père est ici avec nous aujourd'hui, car sans lui je ne serais pas capable de lui rendre cet hommage. On a tous un seul papa, moi j'avais le meilleur, mon papa était parfait dans ses imperfections. Mon papa était quelqu'un de très fort physiquement et psychologiquement, il ne s'est jamais laissé abattre par les coups durs, Dieu sait à quel point je lui en ai fait voir de toutes les couleurs. Il a toujours été là pour moi, que ce soit en paroles ou en pensée. Quand ça va pas bien, à qui on pense ? À nos parents ; pas besoin de les avoir à nos côtés, on a juste besoin de penser à ce qu'ils nous diraient. Aujourd'hui, on vit des moments difficiles et je pense à lui, j'aimerais qu'il soit avec moi physiquement pour me réconforter comme il savait si bien le faire. Je sais qu'il n'aimerait pas nous voir tristes. Il aimerait qu'on se souvienne des nombreux bons moments passés avec lui. Des beaux moments, j'en ai eu plusieurs, en voici quelques-uns : quand on était petits, il aimait bien les traditions autour de Noël, comme aller chercher un sapin et le décorer avec les décorations de papi et mamie et les nombreuses fêtes de Noël au village. En vieillissant, on change beaucoup et avec tous ces changements, on se donnait moins de temps mais à chaque Noël, on tenait à faire un repas avec notre petite famille. Je me souviens, je préparais à manger et plus tard JB et maman venaient nous rejoindre pour un bon souper et déballer les cadeaux. Dernièrement, j'ai couru un 10 km pour une fondation, j'avais eu une grosse fin de semaine et j'entamais une grosse semaine. Ce soir-là, j'ai eu un appel de mon papa, mon premier réflexe a été de répondre pour lui conter ce que je venais d'accomplir. En lui racontant tout cela, je l'ai entendu verser quelques larmes. C'est à ce moment-là que j'ai réalisé que malgré tout ce qui avait pu se passer, mon père serait toujours fier de moi, qu'il était fier de ce que j'étais en train de devenir et à ce moment-là je me suis dit «ça fait tellement de bien de sentir à quel point la fierté d'un père est une fierté bien particulière». Tous ces moments sont uniques et resteront à jamais dans ma mémoire. Mon papa était quelqu'un de passionné, dès qu'il le pouvait, il sortait dehors pour faire du ski doo ou bien bricoler des trucs dans son garage lorsqu'il pleuvait. Il était aussi quelqu'un d'attentionné, il faisait tout pour nous rendre heureux. À chaque fois qu'on le voyait, on passait de bons moments, le sourire qu'on pouvait lire dans son visage était le sourire d'un père heureux. De cette manière, il a su me pousser lorsque j'en ai eu besoin et il a su me transmettre sa passion pour les activités extérieures. Il m'a également appris que c'est en persévérant et en étant astucieux qu'on trouve des solutions. Malgré tout ce qui s'est passé avec mon père, j'ai toujours été proche de lui malgré la distance et l'absence de paroles, j'ai toujours senti que mon père était à mes côtés. En vieillissant, on m'a dit que toutes les petites filles étaient en amour avec leur père et en grandissant, j'ai réalisé que c'était vrai. Mon père était mon modèle, il m'a transmis beaucoup de choses qui me servent aujourd'hui et qui m'ont permis de trouver ma voie. Un modèle ce n'est jamais parfait, même un modèle de papa et il le savait bien. Il ne s'est jamais caché d'avoir des défauts comme son petit caractère prompt, son petit côté couche-tôt qui nous agaçait et... On m'a souvent dit que je lui ressemblais et en prenant du recul, je me rends compte que je suis fière de lui ressembler. Pour terminer, malgré son décès tragique, il va rester vivant dans nos cœurs.


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HOMMAGE À MME RACHEL DION

HOMMAGE À MME RACHEL DION

Hommage lu lors de la célébration à la Maison commémorative, le samedi 20 février 2016 Notre maman Rachel nous a quittés ; elle est allée retrouver ses «anges» au paradis. Elle était pour certains d'entre nous, une maman, une grand-maman, une mamie Rachel ; et pour certains, une «beauté» (petit nom affectueux) même si elle affirmait qu'il devrait changer ses lunettes. Tu nous as quittés physiquement, mais tu resteras à jamais dans nos cœurs Là-haut, entre les étoiles, nous avons quelqu'un que nous n'oublierons jamais.


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Hommage à M. Richard BANVILLE

Hommage à M. Richard BANVILLE

LA PRIÈRE DU COWBOY Notre Père qui êtes aux cieux, Permets-moi quelques instants de réflexion, Afin t'apprécier ta grande bonté. J'implore ta présence, Et je te prie de guider mes pas dans l'aréna de la vie. Je ne te demande aucune faveur spéciale Mais aide moi Seigneur, Lors de la grande finale de la vie Où tu seras le dernier juge. Car, Seigneur, j'aimerais t'entendre dire Que mon entrée est faite pour le paradis. Richard 1958-2016


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Hommage à M. Raymond LEBREUX

Hommage à M. Raymond LEBREUX

Hommage prononcé lors de la célébration commémorative en l'église, le vendredi 5 février 2016. Si nous sommes réunis ici aujourd'hui, c'est pour dire au revoir à celui qui a été un frère, un mari, un père, un grand-père, un arrière-grand-père et un ami. Je me permets de lire ce texte au présent, car tu es toujours vivant pour nous dans nos cœurs. Tous ceux qui t'ont connu peuvent dire que tu as eu une vie bien remplie. Bon, généreux, aimant, dévoué et un travailleur acharné, un homme habile de ses mains. Mécanicien et passionné de ton métier, tu pouvais réparer et entretenir toute la machinerie sur ta ferme avec doigté. Le travail en forêt était aussi une grande passion pour toi. Des billots et du bois de chauffage, tu en as fait une corde pis une autre. Chaque fois que l'on te visitait, tu nous accueillais chaleureusement et souvent avec quelques bonnes histoires, parfois même un petit peu osées pour nous faire rire. Quand venait le temps de partir, souvent tu nous offrais de rester pour partager le repas. Tu as été un père et un mari exemplaires qui a aimé sa femme et qui en a pris soin jusqu'au dernier moment de sa maladie. Tu as survécu à cette dure épreuve. Maintenant, tu as rejoint celle que tu as tant aimée. Nous nous consolons en vous sachant enfin réunis et prêts à veiller sur nous. Il reste de toi Raymond ce que tu as semé tout au long de ta vie. Raymond, tu seras toujours dans nos cœurs nous te disons au revoir et nous t'aimons.


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Hommage à M. Clément GAUTHIER

Hommage à M. Clément GAUTHIER

PRONONCÉ LORS DE SES FUNÉRAILLES EN L’ÉGLISE SAINT-JÉRÔME DE MATANE LE 23 JANVIER 2016 ÉCRIT ET PRONONCÉ PAR FRANCIS GAUTHIER, FILS AINÉ DE M. CLÉMENT GAUTHIER Janvier 1944. L’Europe s’apprête à vivre l’année où la Seconde guerre mondiale fera le plus de victimes. À quelques kilomètres d’ici, dans un petit village de la côte gaspésienne, la réalité est toute autre. Un petit Clément vient de naître. Les yeux rieurs, les oreilles grandes, symboles de l’être moqueur et empreint d’écoute qu’il sera toute sa vie. À la doctrine fondée sur la peur de l’autre et sur la division, véhiculée par le régime en place en Allemagne à cette époque, il opposera toute sa vie, à hauteur d’homme, avec l’humilité et la discrétion qui le caractérisaient, l’empathie, la solidarité et l’ouverture face à son prochain. C’est sans aucun doute ce qui a le plus marqué son cheminement personnel et professionnel et ce qui a été le levier de ses réalisations sa vie durant. D’abord, par l’investissement dans sa communauté. Le sens de communauté prenait chez lui le sens de famille. Papa aimait et cherchait à appartenir à un groupe et, par la suite, à travailler au développement des siens. Son implication dans le mouvement des Chevaliers de Colomb d’abord, puis des Lions, sa volonté de contribuer au développement de sa région en s’impliquant dans le Festival de la crevette et dans l’organisation de divers autres événements, sa participation dans le réseau des caisses Desjardins et dans la promotion du mouvement coopératif, sont autant d’exemples où son objectif n’était pas de se mettre en valeur, mais plutôt, de mettre en valeur le milieu et la communauté auxquels il appartenait. Enfant, je me souviens d’ailleurs que je tirais une certaine fierté de ces implications. Bien entendu, le fait d’avoir le costume de Pincette, la mascotte du Festival de la crevette, à la mi-juillet chaque année sur le divan du salon n’y était pas étranger. Plus encore que la fierté, ce qui me fascinait à l’époque, c’est à quel point ces implications rendaient mon père heureux. En fait, quand j’y repense aujourd’hui, il m’est difficile de différencier ce que mon père faisait pour gagner sa vie et ce qu’il faisait par désir d’implication. Dans les deux cas, il avait le bonheur au visage. Papa lui, était-il fier de ces implications? Sans doute oui, mais il ne me l’a jamais exprimé ainsi et ce n’était pas sa motivation première. Ce qui l’était, c’était de se mettre au service des autres dans la poursuite d’un objectif commun qui le dépassait. Rien d’étonnant donc dans le fait qu’il réalisa la plus grande partie de sa carrière professionnelle dans le réseau de la santé et des services sociaux. À titre de comptable, c’est par la porte des finances qu’il entra dans ce réseau. C’est toutefois par la porte des relations humaines qu’il en ressortira, en dotant son village natal, Sainte-Félicité, d’une première coopérative de services de santé. Avant qu’il ne perde pied dans l’oubli, il disait sans ménagement que c’était l’une de ses réalisations professionnelles dont il était le plus fier. Logique, il était proche des gens, il était donc sensible aux difficultés d’accès aux services de santé. Près des gens, voilà un autre de ses traits de caractère. En fait, ce trait faisait partie de sa nature profonde. Il voyait le bon dans chacun. En cette matière, les débuts de la maladie qui lui a volé sa mémoire peuvent servir d’illustrations probantes. En effet, dès les premières phases, c’est comme si la maladie avait fait ressortir l’essence de la personnalité de mon père. Ainsi, perfectionniste qu’il était, papa est devenu avec la maladie excessivement méticuleux. Il pouvait plier et replier une serviette un après-midi de temps, jusqu’à ce qu’elle soit parfaite. Rangé qu’il était, la maladie a fait du balai son meilleur ami : la graine de « toast » n’avait pas le temps de se rendre au sol qu’elle était déjà ramassée. Ce qui a été plus marquant pour moi cependant, c’est la façon dont la maladie a fait ressortir l’importance qu’avaient pour lui les relations interpersonnelles. Par exemple, si on n’y prenait pas garde, on pouvait se rendre compte qu’il ne nous suivait plus au centre commercial, occupé qu’il était à tenir la porte des gens qui entraient et heureux de les voir le remercier. Il fallait voir également la réaction qu’il pouvait avoir face aux personnes rencontrées au détour d’une marche… Comme si elles étaient toutes des connaissances très chères à son cœur. En le voyant agir ainsi, au-delà de l’émotion que cela suscitait, je prenais conscience de ce qu’était mon père, une personne qui tire son goût pour la vie de la relation qu’il établit avec autrui. Bien entendu, il nous a transmis ce trait de personnalité. La façon de nous présenter, de parler, de communiquer, l’importance d’aller au devant des autres, la compassion, le respect de la différence, sont autant de choses qu’il nous a léguées à mon frère et à moi. Et il était très exigeant. Il nous a appris la culture de l’effort et nous a fait valoriser la satisfaction du travail accompli. Il nous a permis de développer confiance en nos moyens, en nous appuyant dans nos projets, même s’ils étaient farfelus. Les personnes qui me connaissent savent que je ne donne pas ma place en termes de projets farfelus. Ainsi, quand je me suis présenté comme président de classe, mon père m’a aidé à préparer mon discours d’élections, même si je le voulais un peu trop verbeux, inspiré que j’étais par ce que je voyais aux nouvelles. Mon discours mystifia mes camarades de classe et causa… Ma défaite. Ce n’était pas grave pour mon père. J’avais osé. Ce fut la même chose lorsqu’avec des amis on lança notre propre journal à la fin du primaire. Mon père nous a aidés à réviser nos articles, à faire des copies, à les distribuer dans le quartier, à collecter nos abonnés… Mais je n’avais pas la bosse des math comme lui et notre aventure était tout sauf rentable… Encore une fois, ce n’était pas ce qui était important. L’idée, la motivation, l’impulsion, l’étaient elles. Et s’il pouvait en profiter pour nous agacer au passage, c’était encore mieux… Parce que, et ce n’est pas tout le monde qui le sait, papa était très moqueur. À titre d’exemple, je devais bien avoir 5 ou 6 ans. Je me questionnais beaucoup sur la religion et je multipliais les questions à ma famille. À l’époque, je disais à mes professeurs que je voulais devenir pape. Rien de moins. Toujours est-il que je me souviens d’une fois où, en faisant référence à la mort du p’tit Jésus sur la croix, j’avais demandé à mon père comment Dieu lui était mort. Il m’avait répondu qu’il était mort en tombant de la galerie. Évidemment, le rire passé, il s’est assuré de me donner une hypothèse de réponse à cette question existentielle… Avec les amis à la maison, nous entendre rire ou nous faire rire était l’un de ses plus grands bonheurs. Combien d’amis m’ont appelé de retour chez-eux pour me dire qu’ils avaient trouvé une patate dans la poche de leur manteau ? Autre exemple : une bonne amie d’enfance, qu’on appelait affectueusement fromage, était toujours accueillie à la maison par une boîte de Velveeta à la fenêtre ou avec une tranche de fromage dans ses bottes lorsqu’elle quittait. Et mon père riait… et elle également. Mon papa était tout ça. Aujourd’hui, je sais qu’il est ici avec nous. Il passe entre les rangées, s’assure que tout va bien, que les portes sont bien fermées, que tout le monde est « correct ». Il gratte une saleté qui l’agace sur un banc, ramasse quelque chose qui traîne. Il m’écoute en s’assurant que je n’utilise pas de « si » avec des « rais », ou que je ne confonds pas « apporter » avec « amener ». Permettez que je lui adresse quelques mots en terminant. Papa, je veux te dire. Je suis content que tu sois parti, tu avais assez donné, tu avais assez souffert… Te voir partir si paisiblement a suscité chez moi réconfort et espérance, espérance que tout ira mieux pour toi… J’ai cependant le vertige d’être seul, de devoir maintenant, comme tu me l’as maintes fois demandé, donner l’exemple. Papa, je veux te rassurer. Nous prendrons soin de maman, ta Céline… Nous continuerons également à être présents pour les personnes qui t’étaient particulièrement chères, ta sœur Carmelle, ma tante Jeanne, mon oncle Lorenzo. Papa, je veux enfin te faire une promesse. Il est bien vrai, le monde de 1944 n’existe plus. Il ne va pas mieux pour autant. Plusieurs conflits se déroulent en ce moment. La peur de l’autre et de la différence est encore présente. Le mal est plus diffus mais toujours dommageable, particulièrement pour les plus petits, les plus pauvres, les plus différents. On a tendance à mettre dans les mains d’autres ce que nous voulons pour notre monde, nous jugeant impuissants. Nous avons pourtant tous les outils entre les mains pour le changer justement. Tu l’as bien prouvé, c’est à hauteur d’homme qu’on peut changer le monde qui nous entoure, dans notre façon de l’aborder et de le vivre, dans le détail de notre quotidien. À un enfant qui est confronté pour la première fois à la mort, on dit pour le rassurer que le défunt vivra dans son cœur. Ce n’est pas faux, tu vivras dans nos souvenirs et notre affection papa. Mais plus encore, tu vivras dans ce que nous sommes, dans les valeurs que nous portons et dans la façon dont nous abordons la vie et les gens que nous croisons sur notre chemin. Aujourd’hui, je le disais, je veux te faire une promesse, la promesse de demeurer ouvert, d’avoir de l’empathie, de démontrer du respect envers moi-même et envers les autres, de mettre de l’effort dans ce que j’entreprends, de rire, le plus souvent possible. Cette promesse, elle ne sera pas toujours facile à tenir, je le sais, mais de tendre dans sa réalisation, ce sera déjà beaucoup. Je ne suis pas le seul ici aujourd’hui qui tenait à toi. Aussi, je ne serai pas le seul à me faire cette promesse. En s’inspirant de toi, en portant les valeurs qui étaient les tiennes, dans notre quotidien, à l’épicerie, au travail, à la station service, nous ferons grâce à toi de notre monde un monde meilleur. Et c’est ainsi que tu vivras pour moi, pour nous, encore longtemps.


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Hommage à M. Clément Thibault

HOMMAGE LU LORS DE LA CÉLÉBRATION COMMÉMORATIVE EN L'ÉGLISE ST-RÉDEMPTEUR DE MATANE. Clément était une personne à nos yeux, unique. C’était un homme déterminé, passionné et intense. Tellement intense qu’il a construit 3 maisons et 2 bateaux. Il s’amusait souvent à nous rappeler que sa première maison lui avait coûté seulement 500 $ et qu’il avait conçu le solage lui-même, avec du sable de plage. Son premier bateau, construit seul et sans plan. Comme il était fier de voir que son bateau flottait ! Mais, ce bateau est devenu rapidement trop plate. Alors, il décide d’en construire un autre. Mais là il se dit «chu pas fou je vais me commander une coque». La coque ? Pas à son goût… on reprend le travail. Finalement, trop plate encore, pas assez marin : «Je veux un voilier». Il part donc avec sa famille à l’Ile-aux-Noix pour acheter son premier voilier. Et oui, il va en avoir un autre ! Mais là toujours est-il qu’il croit qu’il suffit d’avoir un voilier et d’avoir lu la biographie de Jean Gau pour savoir comment ça marche. Bref, ça a été une run de fou, demandez à sa fille Nancy. Un voyage de 5 jours en passant de marina en marina sans payer entre les soirs et en sortant le matin de bonne heure. Il devait se croire un peu pirate. Et la traversée du fleuve ? 24 heures sans dormir ni manger. Son deuxième voilier, vous me demanderez : Il avait pris de l’expérience ? Il payait désormais ses passages aux marinas. «Avec le temps, le marin d’eau salée est devenu un marin-gouin à se raconter des histoires avec ses amis Roger et Laurent. Une bonne raison pour leur faire goûter sa fameuse fricassée de patate. Pour nous, il y aura toujours un voilier qui voguera dans nos cœurs et un grand homme à la barre…


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Hommage à M. Magella DURETTE

Hommage à M. Magella DURETTE

Hommage lu lors de la célébration commémorative en l'église de St-Ulric Le matin du 10 janvier, Magella nous quittait pour un long voyage, son dernier... là-haut, il avait donné rendez-vous à son père et à son fils Mathieu. Sa vie ici-bas était terminée... Il a rejoint ceux qui lui avaient tant manqué. Les 5 dernières années pour lui n'ont pas été faciles. La perte de son fils n'a pas arrangé les choses, malgré son grand courage, la maladie le rattrapait sans cesse. Et tout à coup, après une autre opération majeure, tout a basculé. Dans son inconscience on a senti la douleur et la peur. On lui a dit : « Magella, on t'aime assez pour te laisser partir.» Tout en se remémorant de bons souvenirs, on lui a tenu la main à tour de rôle et l'avons encouragé à suivre la lumière. Nous, sa famille, sommes heureux que ses souffrances soient terminées et qu'il respire enfin la liberté. Du plus loin de nos souvenirs, ses grandes qualité ont marqué nos vies ; l'image d'un frère généreux, serviable, travaillant et surtout courageux. ET MAINTENANT Si vous prenez la peine d'écouter dans le courant d'air de cette l'église, nous l'entendons nous dire : «Ne soyez pas tristes, ne pleurez pas mon départ, où je me trouve maintenant je suis bien. Entouré de l'amour de ceux qui m'ont précédé, je ne souffre plus, mon corps me laisse enfin le repos tant demandé, finis les tourments, finis les soins tellement désobligeants pour ma fierté. Je me repose sans douleur, sans contrainte, je n'ai pas de colère et je ne regrette rien. Je vous quitte mais je reste dans vos mémoires, pensez à moi souvent, mais ne soyez pas attristés par mon absence, je serai partout avec vous dans les moments de peine comme dans les moments de joie. Dans les villages, dans les bois et dans les champs, chaque fois que le vent des contraintes de la vie vous couvrira, tendez les bras au ciel, je vous envelopperai de mes ailes pour vous réchauffer de mon amour et chasser tous vos tracas.» ET BIEN, On te dit merci MAGELLA pour ces belles années avec nous, tu as été un bel exemple de courage. Le temps est venu pour un repos bien mérité et ON T'AIME ASSEZ POUR TE LAISSER PARTIR CE N'EST QU'UN AUREVOIR MON FRÈRE ET SI DEMAIN...


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Hommage à Mme Marguerite DURETTE GAUDREAU

Hommage à Mme Marguerite DURETTE GAUDREAU

Hommage lu lors de la célébration commémorative en l'église de St-Ulric Chère maman, Parfois Margo, parfois Marguerite, tous ceux qui t'ont connue savent quelle femme exemplaire tu étais. Aux côtés de papa, tu as toujours travaillé fort, autant à la ferme, à l'érablière, à la maison, au jardin et dans tes fleurs dont tu étais très fière. Malgré cela tu as su tous nous élever avec fermeté pour nous guider vers un droit chemin. Tu avais de grandes passions : le tricot, la couture, le bricolage, le tissage et bien d'autres. Maman, tu étais une personne généreuse, respectueuse, accueillante, aimante, souriante, protectrice, fidèle, fière, et j'en passe. Ta plus grande fierté était tes enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants que tu aimais tous sans condition. Ta grande timidité t'a empêchée de faire bien des choses, maintenant tu pourras faire tout ce que tu veux. Tu le disais souvent : «Le Seigneur peut venir nous chercher comme un voleur en tout temps» et c'est ce qu'Il a fait. En ce beau dimanche, à la tombée du dernier rayon du soleil, tu as laissé aller ton dernier souffle, entourée de personnes qui t'aimaient. Merci maman pour la vie, merci pour les beaux moments, merci pour les beaux talents que tu nous laisses, merci pour tout. Dernièrement tu nous disais que tu t'ennuyais beaucoup, que tu rêvais souvent à papa. Maintenant, pars maman, pars rejoindre le grand amour de ta vie «papa» et tous ceux qui t'ont aimée et qui t'attendent les bras ouverts, pars pour un dernier grand voyage, un repos éternel tellement bien mérité, nous ici-bas, nous marcherons ensemble et nous garderons tant de beaux souvenirs. Un grand livre vient de terminer son dernier chapitre. auprès de papa, parmi les belles étoiles du ciel, un autre ange veillera sur nous. Nous t'aimerons toujours. Au revoir maman,


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